BFM

Revivez le direct de Bourdin & Co du 14 mars

BFM Mathias Chaillot
De 7h à 9h suivez en direct la matinale avec Jean-François Achilli sur RMC.fr

De 7h à 9h suivez en direct la matinale avec Jean-François Achilli sur RMC.fr - -

Téléchargez la nouvelle app BFM
Ce jeudi matin, Jean-François Achilli est revenu sur l'élection du Pape François avec A. d'Abbundo, A. Corbière et D. Boubakeur qui ont tenté de faire le point sur les grands défis qui attendent l'Eglise, dresser le portrait de ce « pape des pauvres » mais aussi d'en dessiner les zones d'ombre pendant la dictature en Argentine.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce jeudi sur RMC :

9h - Merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

A 8h35, Jean-François Achilli reçoit Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, qui évoque « le curé du monde » et est persuadé que le pape François « nous surprendra ».

8h25 - C'est l'heure du Parti Pris, la chronique d'Hervé Gattegno : Le char de l'Etat n'est pas un chasse-neige

Antoine d’Abbundo, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Pèlerin

8h22 - Antoine d’Abbundo : « Un accueil confiant et espérant des catholiques envers ce pape ».

8h21 - Antoine d’Abbundo : « Pendant la dictature, il a pris visiblement une position de retrait ».

8h20 - Antoine d’Abbundo : « Ce n’est pas une nouveauté de dire que l’Eglise a été confrontée à la dictature des généraux en Argentine. Evidemment, il faut se poser des questions ».

Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche

Malgré son image proche des pauvres, le Pape François a aussi sa part de mystère, notamment son rôle trouble dans la dictature militaire argentine, entre 1976 et 1983. À l'époque, Jorge Bergoglio est supérieur provincial des jésuites de Buenos Aires et on l’accuse de ne pas s’être assez opposé à la répression, rappelle Alexis Corbière, aussi professeur d'histoire.

8h16 - Alexis Corbière : « Pour des pauvres, il ne faut pas un pape qui prend le métro, mais des gouvernements qui mènent des politiques. Dernièrement, un juge français voulait qu’il ouvre les archives argentines et du Vatican sur la responsabilité de l’Eglise durant la dictature. Il faut des actes concrets, il pourrait donner un signe très fort pour que la justice cherche la responsabilité de l’Eglise durant la dictature ».

A propos de la « théologie de la libération », une courant chrétien qui accompagne les mouvements révolutionnaires de gauche, qu’on a retrouvé dans certains pays, comme le Brésil :
8h15 - Alexis Corbière : « Il était hostile à ceux qui défendaient cette théorie. Est-ce qu’il va s’opposer au mouvement d’émancipation qui traverse l’Amérique latine ? Nous ne savons pas ».

8h12 - Alexis Corbière : « Ce qu’il faut voir, c’est qu’il y a des zones d’ombre sur l’ensemble de l'Eglise catholique argentine à cette époque. La dictature, ce sont 30 000 morts, 15 000 disparus. Cette dictature se réclame d’un national catholicisme, et il y a une collusion entre l’Eglise et la dictature militaire. A cette époque, Bergoglio n’était pas en responsabilité de l'ensemble de l'Eglise, mais il fait partie de ceux qui ont étouffé en partie la vérité sur la responsabilité de l’Eglise dans la dictature ».

Antoine d’Abbundo, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Pèlerin

A propos de l’affaire Vatileaks, impliquant des scandales financiers dans la banque vaticane :
7h55 - Antoine d’Abbundo : « Elle montre qu’il y a une rivalité entre plusieurs camps sur la question de la transparence financière. L’enjeu majeur pour cette banque, c’est se mettre aux normes des règlements internationaux. Il y aura aussi la question de l’efficacité de la curie, les grands ministères qui aident le pape dans ses grandes décisions. On a vu dans certains cas que ça ne fonctionnait pas. Il va devoir choisir un Secrétaire d’Etat, et ce ticket sera l’une des clefs de lecture de ce pontificat ».

7h54 - Antoine d’Abbundo : « Il va devoir relever le défi de l’Asie, un continent à christianiser. Il va devoir affronter une attente majeure, c’est la manière de gouverner l’Eglise : le rôle du pape, le rapport entre Rome et les églises locales. Il devra être le pape du gouvernement de l’Eglise ».

7h52 - Antoine d’Abbundo : « Le pape n’a pas encore donné de réponse sur une question fondamentale qu’est la relation avec le monde musulman. La question se pose très peu en Amérique du sud. Mais François rappelle François d’Assises, à l'époque il y a eu de grands dialogues, et peut-être qu’en s’inspirant de sa figure, il saura renouveler un dialogue fourni avec le monde musulman ».

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris

Le chef spirituel des Catholiques sera en relation avec les représentants des grands cultes du monde. Comment sa nomination a-t-elle été perçue par les musulmans ? Réponse avec le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur.

7h48 - Dalil Boubakeur : « Nous voyons surtout la religion comme un fait de société, il y a un distinguo entre ce que l’est l’Islam ou l’Eglise et la vie, les mariages, les problèmes de nos sociétés. Mais le véritable message est un message de fraternité, d’ouverture, proche du message chrétien, c’est là que nous voulons retrouver l’authenticité des religions ».

7h46 - Dalil Boubakeur : « Malraux disait que le XXIe siècle serait un siècle religieux. L’Eglise reprend sa mission d’être une grande spiritualité de ce siècle. Ce sera un resserrement, en terme de doctrine, de théologie, de message, à Rome, et dans l’ensemble de l’Eglise ».

7h44 - Dalil Boubakeur : « Je l’accueille avec le même respect et la même affection que le Sultan d’Irak avait accueilli François d’Assise à l’époque ».

Le pape a prononcé ses premiers mots en latin :
7h43 - Dalil Boubakeur : « L’Eglise romaine garde précieusement l’héritage latin d’une période où les pères de l’Eglise étaient romains, et il y a un retour à ces origines chrétiennes ».

7h25 - C'est l'heure des Coulisses de la politique, la chronique de Véronique Jacquier François Hollande, le Coup d'état permanent

Antoine d’Abbundo, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Pèlerin

Surprise de ce conclave, le pape Jorge Mario Bergoglio est peu connu du grand public. A 76 ans, ce jésuite est réputé pour être proche des pauvres, humble, et simple. Malgré tout, son image de « progressiste » est à relativiser : il ne s’est jamais démarqué des propos de Benoît XVI et a toujours affiché des positions traditionnelles contre le mariage des prêtres, le mariage homosexuel qu’il a combattu en Argentine ou encore l’avortement.

7h22 - Antoine d’Abbundo : « Dans sa première bénédiction, il rompt avec une sorte de cérémonial, il apparaît sans l’étole pontificale. Il veut montrer une forme de dépouillement par rapport aux insignes du pouvoir. Il avait quitté le Palais de l’Archevêque de Buenos Aires pour habiter dans un appartement plus modeste, on l’a vu des Jeudis Saints dans des associations de malades du Sida, faire des déclarations contre la politique libérale de l’Argentine. Il y a un tas de signes qui montrent que c’est un pape qui a une préoccupation forte pour les pauvres, mais est-ce qu'il a une doctrine sociale pour lutter contre la pauvreté, c'est autre chose ».

7h20 - Antoine d’Abbundo : « De tous nos confrères, y compris les plus informés du Vatican, personne n’avait prévu cette élection. On le donnait grand favori lors du précédent conclave en 2005, mais personne n’avait cité son nom cette fois. Il va falloir apprendre, nous les journalistes, mais aussi les croyants, à découvrir cette figure ».

7h - Bonjour à tous,
Nous sommes ravis de vous retrouver pour le live de Bourdin & Co ce jeudi matin !