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Pilule de 3e génération : un numéro vert pour répondre aux questions

BFM Mathias Chaillot avec AFP
Les pilules de troisième générations augmenteraient les risques cardiovasculaires. Un numéro vert a été mis en place pour répondre aux interrogations

Les pilules de troisième générations augmenteraient les risques cardiovasculaires. Un numéro vert a été mis en place pour répondre aux interrogations - -

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Pour répondre aux inquiétudes et aux interrogations sur la pilule de troisième génération, soupçonnée de provoquer des risques cardiovasculaires, l’Agence du médicament a ouvert un numéro vert.

Dangereuses, ou pas, ces pilules de troisième génération ? La ministre de la Santé Marisol Touraine avait affirmé qu’il fallait éviter, quand il y avait d’autres moyens possibles, de la prendre, tout en expliquant qu’il ne fallait pas arrêter son traitement dans l’immédiat. Un discours qui avait laissé sceptiques certaines femmes, qui ne savaient plus ce qu’elles devaient faire. L'agence du médicament (ANSM) a donc ouvert ce mercredi un numéro vert gratuit pour répondre aux inquiétudes des femmes qui prennent des pilules contraceptives de 3e et 4e génération : le 0 800 636 636.

« Besoin d’informations fiables »

« Le débat médiatique actuel a généré de nombreuses questions chez les femmes, notamment utilisatrices de contraceptifs oraux. Elles ont besoin d’informations fiables sur les pilules de 3e et 4e générations et doivent être rassurées et incitées à se tourner vers leur prescripteur pour envisager le moyen contraceptif le plus adapté à leur situation », indique dans un communiqué le ministère de la Santé.
Du lundi au samedi de 9h à 20h, les femmes pourront appeler une équipe de téléopérateurs, encadrée par un médecin et des sages-femmes. L’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) propose aussi de nombreuses informations sur son site internet dédié.

La pilule de 2e génération prescrite en priorité

Les autorités sanitaires ont annoncé au début de l'année qu'elles entendaient restreindre la prescription des pilules de 3e et 4e génération, qui sont utilisées par 2,5 millions de femmes en France, soit la moitié des femmes prenant la pilule dans ce pays alors qu'elles présentent un risque cardiovasculaire accru par rapport aux pilules de 2e génération.
L'agence du médicament a notamment lancé une campagne d'information à destination des professionnels de santé pour que les pilules de 2e génération soient systématiquement privilégiées et prescrites en premier recours. Elle a également demandé à l'Agence européenne du médicament de modifier les autorisations de mise sur le marché des pilules de 3e et 4e génération en ce sens.