Mort de Priscillia à Estagel: sa mère soulagée après les aveux du meurtrier présumé

Début octobre, un suspect âgé de 18 ans passait aux aveux et reconnaissait le meurtre de Priscillia. Cette jeune femme souffrant d'une déficience mentale, âgée de 18 ans également, avait été retrouvée morte dans un cimetière à Estagel (Pyrénées-Orientales), en juillet.
"Je ne pensais même pas qu'on arriverait à arrêter le meurtrier", a déclaré Sophie Gonzales, la mère de Priscillia, lors d'une conférence de presse. "Je suis très contente, la paix est revenue dans le village, parce qu'on avait une grande crainte que ça recommence sur une autre jeune fille".
Disparue au bal des pompiers le 6 juillet dernier, Priscillia avait été retrouvée morte le lendemain, frappée de six coups de couteau, dans le cimetière d'Estagel.
"Aujourd'hui on m'a dit que le procureur poursuivait [le suspect principal] pour viol, donc ça veut dire que ma fille a dû énormément souffrir. Dans ma tête je minimisais, alors qu'en fait c'était une horreur", continue la mère, très émue.
"Je pense qu'il faut qu'il se fasse soigner"
Le meurtrier présumé est un individu "sans emploi et sans antécédents judiciaires" selon le parquet de Perpignan. Il habite le même village que la victime. Mais, même face au crime dont il est accusé, Sophie Gonzales ne souhaite pas que le jeune homme soit envoyé en prison.
"Je connais le monde carcéral et je sais que ce n'est pas de ça dont a besoin ce jeune homme. Les choses horribles qu'il a faites sur ma fille, je pense qu'il faut qu'il se fasse soigner".
Le parquet avait ouvert le 17 juillet une information judiciaire contre X des chefs d’homicide volontaire commis sur une personne vulnérable et agression sexuelle commise à l’aide ou sous la menace d’une arme sur personne vulnérable.












