Mobilisation de jeudi à Paris: un dispositif policier imposant

Des policiers (photo d'illustration) - JOEL SAGET / AFP
Près de 6000 policiers et gendarmes mobilisés, des commerces fermés et le parcours du cortège sécurisé: le préfet de police de Paris a annoncé un "dispositif substantiel" pour encadrer jeudi la manifestation parisienne contre la réforme des retraites.
"Mon objectif est de faire en sorte que la manifestation se déroule bien" de son point de départ, gare de l'Est, jusqu'à son point d'arrivée place de la Nation, a fait valoir mercredi le préfet Didier Lallement à la veille de la mobilisation. D'emblée, il a reconnu que "la difficulté" pour le maintien de l'ordre viendrait "de la présence de casseurs qui veulent en découdre, avec des finalités subversives".
Fermeture des commerces sur le parcours de la manifestation
Pour parer aux incidents, le préfet de police a pris un arrêté de fermeture des commerces et établissements situés sur le parcours de la manifestation et demandé à leurs responsables de "prendre également des mesures de protection".
Didier Lallement a également sollicité la mairie "sur réquisition" pour qu'elle enlève sur le trajet du cortège tout ce qui pourrait servir de projectiles (grilles d'arbre, poubelles en dur, mobiliers urbains et de chantiers...). Une demande "hyper lourde", selon la mairie, qui a prévu également l'enlèvement des "trottinettes et Vélibs".
Les effectifs de forces de l'ordre seront conséquents: "près de 6.000 policiers et gendarmes" mobilisés et "180 motos" déployées - un chiffre "maximal" selon le préfet, qui a défendu leur utilisation pour se déplacer plus vite d'un point à un autre de la capitale.
Dénoncer les casseurs et aider la police
Didier Lallement en a, en outre, appelé aux manifestants pour qu'ils "dénoncent les casseurs" et qu'ils "aident" la police "à empêcher" les dégradations.
A propos des militants radicaux "Black Blocs" - dont les services de renseignement prévoient la présence dans la capitale mais aussi en province -, le préfet de police a souligné que ce n'était "pas une organisation" mais "une "pratique de la violence, de la déstabilisation".
"Nous ne pouvons arrêter ce type d'acteurs qu'en flagrant délit", a-t-il expliqué.
Comme lors des manifestations des "gilets jaunes", la préfecture de police a reconduit la mise en place de périmètres d'interdiction de circuler et de manifester: avenue des Champs-Elysées, autour de l'Elysée et du ministère de l'Intérieur, dans les secteurs de l'Assemblée nationale, de l'Hôtel de Matignon et de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.
Les contrôles aux accès de la capitale seront en outre renforcés, a prévenu Didier Lallement. Néanmoins, le préfet a tenu à adresser un message apaisant aux opposants à la réforme des retraites: "Qu'ils viennent sans craindre de manifester, c'est un droit constitutionnel", a-t-il dit, en affirmant qu'il était là "pour défendre la démocratie".












