Marseille: un mineur mis en examen pour avoir violé et tué une octogénaire

C'est dans un appartement de la rue Paradis à Marseille que l'octogénaire a été retrouvée morte étranglée. - Capture écran Google map
Son nom est déjà dans deux affaires similaires. Un mineur de 17 ans a été mis en examen vendredi par un juge d'instruction pour le viol et le meurtre d'une octogénaire à Marseille l'an dernier, a indiqué son avocat, Me Nicolas Berthier. Il est soupçonné d'avoir commis ces actes en état de récidive.
Mercredi, le jeune homme a été entendu par la police judiciaire de Marseille. Le mineur est soupçonné d'avoir violé puis étranglé le 25 décembre 2013 une femme âgée de 88 ans. L'ADN du jeune homme avait retrouvé sur la scène du crime, précise le journal La Provence.
Devant le juge, "il a reconnu le viol mais contesté avoir donné la mort", a expliqué son avocat après la mise en examen de son client.
Les mêmes sévices sur d'autres personnes âgées
Pour les besoins de l'enquête sur la mort de l'octogénaire, le suspect avait dû être extrait de sa cellule du quartier des mineurs du pénitentiaire du Pontet, dans le Vaucluse, où il est incarcéré depuis le début de l'année. En effet, le jeune homme est également dans le collimateur de la justice pour d'autres faits du même type.
En janvier dernier, il avait été interpellé et mis en examen pour des faits de vols en réunion avec violence et l'agression sexuelle d'un handicapé. Mais les enquêteurs ont également fait le lien dans d'autres drames.
"Une façon suicidaire d'agir"
Connu des services de police pour plusieurs affaires de "casses et vols", il est également soupçonné d'avoir violé une femme de 77 ans le 19 janvier 2014 lors d'un cambriolage qu'il aurait commis avec deux autres jeunes hommes. La victime avait été ligotée sous la menace d'une arme pour lui soutirer le code de sa carte bancaire.
"Il a une façon suicidaire d'agir, en laissant son ADN partout", commente Jean-Marc Montanaro, qui était son avocat avant sa nouvelle mise en examen vendredi. "C'est très difficile d'établir un contact avec lui. Une fois qu'il a reconnu les faits, il ne coopère pas, il n'apporte pas d'explications, fait des phrases courtes et répond simplement: 'Voilà, c'est ça...'", raconte Me Montanaro.
Un parcours chaotique
Né dans un contexte familiale difficile, le garçon décrit comme "assez impressionnant", a été victime d'un grave accident à la naissance. A l'âge de neuf mois, il a reçu une casserole de lait bouillant sur la tête ce qui lui a causé d'importantes brûlures au crâne.
A six ans, il a été placé suite à un signalement évoquant des conditions de vie très difficiles. Il a ensuite naviguer de foyer en foyer jusqu'à ses 16 ans.












