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Les Bonnets rouges interpellent Hollande et menacent de nouvelles actions

BFM A.S. avec AFP
Une manifestation de Bonnets Rouges le 8 mars, à Morlaix, dans le Finistère.

Une manifestation de Bonnets Rouges le 8 mars, à Morlaix, dans le Finistère. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le mouvement des Bonnets rouges, créé à l'automne 2013 en réaction à l'écotaxe, a demandé au chef de l’État de se déplacer en Bretagne, afin d'écouter leurs revendications.

Les Bonnets rouges demandent au président François Hollande, dans un courrier à son adresse posté ce vendredi, de venir "rapidement" en Bretagne écouter leurs revendications pour l'avenir de la région, menaçant d'un "printemps" du mouvement en cas de refus.

"Monsieur le président de la République, en ces jours de printemps et de renouveau, nous serions très heureux de vous accueillir rapidement en Bretagne pour vous présenter ces mesures et pour évoquer l'avenir de la Bretagne dans le cadre du programme de réformes que vous souhaitez mettre en place pour la France", indique le mouvement, dans une missive présentée à la presse à Quimper.

Quatre revendications majeures

Le collectif "Vivre, décider et travailler au pays", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges à l'automne, avait présenté le 8 mars à Morlaix (Finistère) onze revendications, issues des quelque 15.000 doléances provenant de la cinquantaine de comités locaux qui se sont créés au cours des derniers mois dans la région.

Outre les quatre revendications fondatrices du mouvement -la suppression définitive de l'écotaxe, la fin du dumping social et de "l'avalanche de normes et contraintes administratives", ainsi que la relocalisation des décisions dans la région-, le mouvement réclame la réunification de la Bretagne historique à cinq départements (comprenant la Loire-Atlantique), le développement des infrastructures et des énergies renouvelables ou encore l'officialisation de la langue et de la culture bretonnes.

Menace d'un "printemps des Bonnets rouges"

Lors de la présentation de ces revendications, les Bonnets rouges avaient déjà demandé au président Hollande de venir dans la région les entendre. "On ne pourrait pas comprendre qu'il ne vienne pas très rapidement, parce ce que sinon effectivement il y aura un printemps des Bonnets rouges", a déclaré à la presse Thierry Merret, un des porte-parole du collectif, sans donner davantage de précisions.

A l'automne, le mouvement, composé notamment de chefs d'entreprise, d'agriculteurs, de pêcheurs, de transporteurs, de salariés et d'acteurs culturels et politiques bretons, avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans le Finistère, à Quimper, puis à Carhaix. Plus d'une dizaine de portiques écotaxe, mesure suspendue en octobre dernier par le gouvernement sous la pression du mouvement, ont été détériorés ou détruits au cours des derniers mois dans l'Ouest.