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Le maire écologiste de Grenoble s'attaque à un bidonville

BFM K. L. avec Olivier Jouglard
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En quelques mois un véritable bidonville, où vivent 400 personnes dont la moitié de mineurs, s'est développé à Grenoble. Face aux plaintes des riverains et la "prolifération de réseaux mafieux", le maire écologiste de Grenoble, veut faire procéder au démantèlement du camp.

A la sortie de Grenoble, le camp s'étend sur des kilomètres. Un bidonville géant s'est implanté quelques mois à côté d'un terrain viabilisé destiné normalement aux gens du voyage. Des quelques tentes de l'été dernier, on est passé à 400 personnes d'origine rom, dont 200 mineurs, vivant dans des conditions d'hygiène et de sécurité dégradées, sur un terrain départemental entre Grenoble et Échirolles.

Après un entretien avec le préfet de l'Isère, le maire EELV a annoncé lundi déposer un recours au tribunal administratif pour "trouble à l'ordre public" et faire appliquer la circulaire Valls pour faire évacuer ce camp. "Il y a une situation qui est intolérable, il y a emprise mafieuse, il commence à y avoir du racket autour des habitants, des places qui se monnaient", explique à BFMTV Eric Piolle.

Beaucoup de ses électeurs ne s'attendaient pas à ce type de décision. "Ça me surprend venant d'un maire de gauche et ça me déçoit", réagit une Grenobloise interrogée par BFMTV.

Le maire défend une solution pragmatique

Mais pour Vincent Barbier, conseiller municipal UMP, le maire de Grenoble a bien fait de dépasser la guéguerre droite-gauche et de prendre cette décision.

Le maire défend une solution pragmatique et assure qu'une solution de relogement sera proposée à toutes les familles du camp et que la mairie va chercher une solution collective et durable à cette situation.

Eric Piolle explique la concentration dans son agglomération de ces populations essentiellement venues d'Europe de l'est par la décision de 2009-2010 du gouvernement de l'époque de concentrer sur Grenoble les demandes d'asile de quatre départements dont les deux Savoie. Il demande donc au gouvernement socialiste de revenir sur cette disposition.