Les tempêtes à répétition ont fait grimper le prix du poisson

A cause des intempéries, l'offre de poissons est limitée au Marché d'intérêt national de Rungis, le 18 février 2014 - -
Du poisson cher parce que rare. Après les caves inondées, les voitures emportées, les lignes électriques endommagées, voici une autre conséquence des violentes tempêtes qui ont traversé la France au cours de ces dernières semaines. Les marins-pêcheurs sont souvent restés à quai; après leurs rares sorties en mer, entre deux tempêtes, la pêche n'a de toute façon pas été bonne.
De fait, ce mardi matin, il est difficile de trouver de la lotte, de la sole, de la raie ou encore du turbot dans les allées du Marché d'intérêt national de Rungis, en région parisienne. Virginie Brouant, poissonnière et meilleure ouvrière de France, a fait le déplacement depuis Beaune, en Côte d'Or, avec une liste de produits bien précise. "Je n'ai pas vu de rouget barbet, je n'ai pas vu de lotte non plus. Des bars de ligne, on n'en voit pas non plus".
Des produits 20% à 30% plus cher que d'habitude
En vertu du principe de l'offre et de la demande, tout ce qui est rare est cher. Ainsi, certains poissons qui d'ordinaire abondent sur les étals sont désormais affichés à des prix nettement supérieurs depuis les intempéries. Franck Libardi, vendeur chez le grossiste "Demarne Frères", confirme: "Les prix sont de l'ordre de 20 à 30% plus cher sur de la lotte ou du turbot". Cette flambée des prix se répercute sur les tarifs pratiqués par les poissonniers sur les marchés ou à la criée, auprès des consommateurs.
La tendance pourrait toutefois s'inverser rapidement. Avec l'accalmie de la météo, les marins-pêcheurs vont repartir progressivement en mer. Le risque inverse pourrait alors survenir: une offre de poisson brutalement trop abondante, confrontée à une demande plus faible des consommateurs, refroidis par les prix pratiqués actuellement.












