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Les répercussions chez l'enfant après avoir été otage

BFM Camille Bourleaud
La famille Moulin-Fournier libérée le 19 avril 2013.

La famille Moulin-Fournier libérée le 19 avril 2013. - -

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C'est avec un énorme soulagement que la famille Moulin-Fournier, enlevée il y a deux mois au Cameroun, est arrivée en France ce samedi. Il faut désormais gérer l'après-libération qui est différente chez les enfants et les adultes.

Des enfants dans une prise d'otages, c'est un fait assez rare. Heureusement, dans le cas de la famille Moulin-Fournier, les quatre enfants n'ont pas été séparés de leurs parents. Mais ce genre d'expériences peut laisser des séquelles importantes.

A leur descente d'avion à Orly, Clarence, Maël, Andéol et Eloi qui retrouvaient le sol français, ce samedi matin, sont apparus en bonne santé.

Après deux mois de captivité, le président François Hollande était là pour les accueillir. "Pour eux, c'est comme si de rien n'était", a-t-il indiqué, saluant leur courage, à l'occasion d'un discours donné devant la presse.

Difficile de mesurer l'ampleur du traumatisme

Et pourtant, ils n'ont que 5, 8, 10 et 12 ans. A ces âges, difficile de mesurer tout de suite l’ampleur du traumatisme. Durant leur détention, les enfants ont dû faire face à des situations éprouvantes: chaleur, mauvaise hygiène, manque d’eau et de sommeil.

Des souvenirs qui peuvent resurgir à tout instant, comme l'explique Hélène Romano, spécialiste en psychotraumatisme chez l'enfant : "La plupart du temps quand on les prend individuellement, ces enfants nous expliquent qu'ils font semblant d'aller bien. Ils prennent sur eux pour ne pas inquiéter les adultes. Ce n'est pas pour autant qu'ils ne souffrent pas."

L’essentiel, maintenant, est d'aider les enfants à raconter leurs souffrances pour leur permettre de se reconstruire.

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