Les femmes dénoncent le harcèlement de rue

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La vidéo de Sofie Peeters fait le buzz. Cette jeune Belge a réalisé un film pour montrer le harcèlement que subissent les femmes dans les rues de Bruxelles. « Femme de la rue », tourné en caméra cachée, montre la jeune femme déambulant dans la rue, accostée par des hommes . Au menu, sifflements, regards appuyés, sourires entendus mais aussi « chienne », « salope » et autres joyeusetés du même acabit.
Repris par certains blogs et sur Twitter, les extraits du film ont fait le tour d’internet.
>Voir la vidéo ci-dessous
Projet de loi en Belgique
Sur Twitter, de nombreux témoignages affluent via le hashtag #harcelementderue.
Bien que ces comportements soient souvent banalisés et par essence difficilement mesurables, le gouvernement belge s'est saisi du sujet après la diffusion du film. La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, a annoncé pour la rentrée « un projet de loi dans le but de définir légalement le concept de sexisme et, surtout, de défendre les victimes ». A Bruxelles, un texte - déjà prévu avant le film - permettra en septembre « de poursuivre tous les cas d'insultes, avec des amendes administratives ».
« Du sexisme ordinaire »
« Ça fait partie du quotidien des femmes, du sexisme ordinaire », confirme Julie Muret, d'Osez le féminisme, tandis que le site www.madmoizelle.com résume le phénomène ainsi : « Une épuisante banalité ». « C’est le truc qui m’énerve parce ça arrive vraiment tous les jours, raconte Kelly, une étudiante parisienne. Quand je rentre de soirée, je suis moche, démaquillée, pas coiffée, même à 6h du mat’, on va m’embêter dans les transports. (…) En général, si on recale la personne on se fait agresser. Un jour, il y en a un qui a voulu me frapper ».
Et, alors que le film, tourné dans un quartier populaire à forte population immigrée, a été accusé de racisme, Magali De Haas (Osez le féminisme) souligne que ces comportements ne sont « pas l'apanage d'une catégorie de population ». « Il suffit de voir les sifflets des députés adressés à (la ministre du Logement, ndlr) Cécile Duflot », apparue en robe à l'Assemblée nationale mi-juillet ou encore « le déferlement de machisme entendu à l'occasion de l'affaire DSK en 2011 » , rappelle Magali De Haas.
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