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Les femmes à des postes de responsabilité plus exposées à la dépression

BFM J.C. avec AFP
Les femmes souffrent davantage de stress quand elles occupent un poste à responsabilité que les hommes.

Les femmes souffrent davantage de stress quand elles occupent un poste à responsabilité que les hommes. - Jacques Demarthon - AFP

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Victimes de stéréotypes et de préjugés, les femmes qui encadrent une équipe sont plus sujettes aux symptômes de la dépression que les hommes au même niveau hiérarchique, comme le révèle une étude américaine.

On le savait déjà les hommes et les femmes sont inégaux en matière de salaire. A cette différence de traitement s'ajoute également le fameux "plafond de verre" qui empêche trop souvent les femmes d'accéder à des postes à responsabilité. Mais même quand elles y parviennent, les femmes sont victimes d'une autre inégalité: l'exposition aux risques de dépression.

Selon une étude réalisée par l'université du Texas, publiée dans le Journal of Health and Social Behavior, les femmes qui occupent des postes qui leur permettent d'embaucher, de licencier ou de donner des augmentations de salaire, souffrent davantage de stress que leurs homologues masculins.

Situation inverse chez les hommes.

L'étude a été réalisée auprès de 1.500 femmes âgées d'une quarantaine d'années et de 1.300 hommes du même âge dans l'Etat du Wisconsin, au nord du pays. Au delà du simple stress, les femmes managers sont plus exposées à la dépression que les femmes occupant des postes sans responsabilités.

Pour autant, le niveau hiérarchique ne serait en rien l'explication principale de ces résultats. "Au contraire, les hommes qui occupent des postes de responsables ont moins de symptômes de dépression que les hommes sans responsabilités", indique la professeure Tetyana Pudrovska, qui a dirigé l'étude.

Victimes de stéréotypes négatifs

S'il ne faut pas chercher la cause de cette exposition à la dépression dans les prises de décisions liées à ces postes à responsabilité, la chercheuse indique que cette source de stress accrue pourrait provenir du fait que les femmes sont mal jugées dès qu'il faut faire preuve d'autorité. Des stéréotypes négatifs auxquels ne seraient pas soumis les hommes. 

"Ce qui est étonnant", poursuit Tetyana Pudrovska, "c'est que ces femmes bénéficient d'avantages qui normalement sont des signes de bonne santé psychologique", comme une instruction plus grande, un meilleur salaire, des métiers plus prestigieux et une satisfaction au travail plus grande que les femmes sans responsabilités.