Le seul commerce d'un village d'Isère sauvé par neuf habitants

(Photo d'illustration) - Ana Arevalo-AFP
Ils ont sauvé le café-épicerie d'un petit village d'Isère. Neuf habitants de Saint-Martin-de-la-Cluze, une commune d'un peu moins de 700 âmes à une trentaine de kilomètres de Grenoble, ont redonné vie à cette bourgade de moyenne montagne.
Le soutien de la municipalité
Ces quatre couples ainsi qu'une femme âgés de 34 à 45 ans ont repris tous ensemble la gérance du café Chez Jeanne, seul et dernier commerce qui allait fermer, avec le soutien de la municipalité. Pour cela, ils se sont associés au sein d'une coopérative d'intérêt collective, rapporte France 3 Alpes.
Le maire a d'abord été méfiant. "On avait demandé un couple pour remplacer Patrice et Jacqueline puisque depuis que l'épicerie existe, ça a été comme ça", a-t-il indiqué à l'antenne de télévision régionale. Et avec "ce groupe de neuf personnes, on se demandait qui allait être en face du client".
"Y'a pas photo, c'est eux qu'il faut mettre là"
Mais les anciens propriétaires, tout comme le conseil municipal, ont rapidement été convaincus par leur projet. "On ne les connaissait pas spécialement, mais quand ils sont arrivés avec leurs idées et leur dossier, on s'est dit 'là, y'a pas photo, c'est eux qu'il faut mettre là'", a indiqué l'ancien cafetier, qui a tenu le comptoir de Chez Jeanne pendant vingt ans.
En plus du bar et de l'épicerie classique, le café propose également des produits frais issus de productions locales et souvent bio: viande, charcuterie, fromage, jus de fruits et confitures.
"Notre projet est politique, en accord avec nos convictions", confie dans Libération Laure, nouvelle épicière. "Il faut sauver ce commerce de proximité pour plusieurs raisons: nous voulons développer le réseau des producteurs locaux, nous voulons manger correctement."
"Faire vivre le village"
Les nouveaux gérants ne souhaitent pas s'arrêter en si bon chemin. Ils envisagent de proposer des animations, d'ouvrir un gîte au-dessus du café et de se lancer dans la culture maraîchère pour fournir l'épicerie.
"Cela permet de faire vivre le village, d'entretenir un lien social", confie au Parisien Manu Isnard, l'un des repreneurs. "Le vendredi soir, on organise des soirées spectacle pour que les gens se retrouvent."












