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Le Conseil de Paris veut un centre pour réfugiés dans le XVIe arrondissement

BFM Paul Aveline
Claude Goasguen avait dit son opposition à un centre pour sans-abri.

Claude Goasguen avait dit son opposition à un centre pour sans-abri. - AFP

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Les habitants du XVIe arrondissement de Paris pourraient bientôt accueillir un centre de réfugiés. La prochaine ouverture d'un autre centre, pour sans-abri, avait provoqué un scandale dans le quartier.

Le très chic XVIe arrondissement de Paris pourrait bientôt accueillir un centre d'hébergement pour réfugiés. C'est ce qui ressort d'un "voeu" présenté le 29 mars devant le Conseil de Paris par les élus écologistes de la capitale.

Le PCF dénonce "l'égoïsme social" du XVIe

Adjoint d'Anne Hidalgo, chargé du logement et de l'hébergement, Ian Brossat (PCF) s'est montré enthousiaste à l'idée de l'ouverture d'un tel centre dans l'ouest parisien. L'élu ne voit pas "au nom de quoi, le XVIe arrondissement se déroberait à cette exigence de solidarité", d'après des propos rapportés par le Scan du Figaro. L'élu de gauche dénonce par ailleurs "l'égoïsme social" du maire de l'arrondissement, Claude Goasguen (LR).

De son côté, Claude Goasguen s'est dit "tout prêt à discuter des conditions d'un centre dans le XVIe arrondissement", à la condition que l'implantation se fasse "dans le cadre d'un schéma départemental de coordination". En réalité, le maire du XVIe a été pris à son propre jeu. Depuis le scandale soulevé par l'ouverture d'un centre pour sans-abris, il n'avait de cesse de répéter qu'il n'avait rien contre ces constructions si elles se faisaient "au centre-ville." Les élus écolos n'ont fait que sauter sur l'occasion pour prendre le maire au mot.

Le fiasco du centre pour sans-abris

Claude Goasguen fait aussi les frais du scandale causé par l'ouverture à l'été 2016 d'un centre d'hébergement pour sans-abris. Lors d'une réunion publique qui avait tourné au pugilat, de nombreux habitants du quartier avaient couvert d'insultes les représentants de la mairie venus défendre le projet.

Pour l'instant, le projet de centre pour réfugiés est loin d'être acté, même si Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, y a apporté son soutien officieux. La mairie de Paris précise que le texte adopté par le Conseil de Paris "est seulement, comme tous les vœux, une déclaration d'intention, sans mention de lieu ou de date, qui n'a pas de valeur opérationnelle et qui ne traduit en rien une décision" définitive.