La rentrée des poux: qui sont-ils? que nous veulent-ils?

Un pou sur des cheveux. - Ricardo Rodriguez, Flickr, CC
Ça gratouille et ça chatouille. Comme vos enfants, les poux ont fait leur rentrée. Le pic épidémique se situe notamment dans l’Est et autour de Paris (voir ci-dessous la carte de l’infestation en France en temps réel réalisée par laboratoire de recherche Celtipharm à partir des ventes de médicaments en pharmacie).
Qu’est-ce qu’un pou au juste ?
Les poux sont des insectes sans ailes mesurant entre 1 et 3 mm. Ceux qui parasitent l'homme font partie de la famille des Pediculidae. Vivant à la surface de la peau uniquement, ces hématophages la transpercent pour consommer le sang. Un pou peut vivre jusqu’à 8 semaines et pondre 10 lentes par jour qui écloront 6 à 10 jours plus tard.
L’épidémie de poux – qui ne savent pas sauter et passent d’une tête à l’autre par contact direct - débute en réalité à la fin de l’année scolaire car ils préfèrent un temps chaud et moins humide se reproduire. Avec l’été, les voyages et les rencontres en colonie, le nombre d'enfants concernés augmente, et le retour en collectivité aggrave encore l'épidémie.
Pourquoi s'en prennent-ils aux enfants?
"Il n'y a pas forcément de réponse scientifique à cette question", explique à BFMTV.com Nicolas Clere, maître de conférence à la faculté de pharmacie d'Angers. "Un adulte aussi peut avoir des poux. Simplement, à l'école, les enfants évoluent à proximité les uns des autres. C'est pour cela qu'ils doivent limiter l'échange de vêtements et d'accessoires si une épidémie se déclenche".
Autre idée reçue, il n'y a pas de "tête à pou" ou du moins là non plus il n'y a "pas grand chose de prouvé, même si on sait que certaines personnes en ont plus", estime le pharmacien.
Peut-il y avoir des complications?
A priori, rien de grave. "Le pou ne véhicule pas de maladie, contrairement à certains moustiques", rassure Nicolas Clere. "Toutefois, s'il y en a énormément, on peut avoir des complications secondaires comme des lésions dues au grattage".
Comment les éviter?
Prévenir. Munissez-vous de vos lunettes et d'un peigne fin. Il est nécessaire de vérifier chaque semaine les cheveux de vos chères têtes blondes. Si vous trouvez des parasites, prévenez l’école pour limiter la contagion.
Guérir. Côté traitements, plusieurs solutions existent. L’insecticide reste très répandu. Des "effets radicaux" la plupart du temps "mais cela reste des produits chimiques", rappelle le professionnel. Autre option: de nouvelles molécules en vogue "étouffent le pou et l'empêchent de se reproduire". Quant aux huiles essentielles, elles doivent être utilisées avec précaution pour éviter les risques cutanés, "moins bien connues, on ne sait pas exactement comment elles agissent". Enfin, il existe des traitements par voie orale qui bloquent la neurotransmission dans le système nerveux central du pou. Ces solutions peuvent être combinées à l'utilisation d'un shampoing destiné à décoller les lentes. Et en cas de doute, un médecin ou un pharmacien sauront vous orienter vers la meilleure option.












