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L’ex-femme de Dutroux va être libérée

BFM La Rédaction, avec AFP
Michelle Martin, l'ex-femme de Marc Dutroux.

Michelle Martin, l'ex-femme de Marc Dutroux. - -

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Michelle Martin, l’ex-femme et complice du meurtrier pédophile Marc Dutroux va être libérée après 16 ans de prison. La justice belge a approuvé ce mardi son plan de réinsertion. Elle a purgé plus de la moitié des 30 ans de prison auxquels elle avait été condamnée en 2004.

Michelle Martin a obtenu gain de cause. L’ex-femme et complice du meurtrier pédophile belge Marc Dutroux va retrouver la liberté après 16 ans de prison. Le tribunal d’application des peines (TAP) de Mons a approuvé sa demande de libération conditionnelle, la cinquième depuis 2007. Il l’a autorisée à séjourner dans le couvent des sœurs clarisses de Malonne, près de Namur, a précisé l'agence de presse Belga.
Elle devra également se « tenir à distance » des familles des victimes, qui s'opposaient à sa remise en liberté. Incarcérée en Belgique depuis 1996, Michelle Martin, 52 ans, a purgé plus de la moitié des 30 ans de réclusion auxquels elle avait été condamnée en 2004.

Arrêtée en même temps que Marc Dutroux

En mai 2011, une demande de libération anticipée avait été acceptée par le TAP de Mons. Cette décision avait suscité un tollé en Belgique, toujours traumatisée par les crimes du pédophile.
Michelle Martin, qui dit être devenue très religieuse en prison, avait alors proposé de résider dans un couvent en France. Mais le ministère français de la Justice avait bloqué cette option, expliquant qu'elle risquait de créer un trouble de l'ordre public.
Ancienne institutrice, Michelle Martin a été reconnue coupable d'avoir séquestré plusieurs des jeunes victimes de Marc Dutroux, et d'avoir laissé mourir de faim Julie Lejeune et Melissa Russo, âgées de huit ans, emmurées vivantes dans un cachot aménagé dans sa maison de Marcinelle, près de Charleroi.
Elle avait été arrêtée en même temps que Marc Dutroux, dont elle a divorcé en 2003. Ce dernier a été condamné à la perpétuité pour l'enlèvement, la séquestration et le viol, entre juin 1995 et août 1996, de six fillettes et adolescentes, ainsi que de la mort de quatre d'entre elles.