L'Etat envisagerait une hausse modérée de l'électricité cet été
PARIS (Reuters) - Un document de travail du gouvernement prévoit pour cet été une hausse modérée des tarifs payés par les 30 millions de foyers français consommateurs d'électricité, écrit La Tribune.
Cette hausse interviendrait alors que l'examen en cours d'un projet de loi relatif à la nouvelle organisation du marché français de l'électricité (Nome) prévoit qu'EDF cèdera jusqu'à 25% de sa production nucléaire à ses concurrents.
Selon des projections de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et des arguments de l'opposition, ce projet pourrait se traduire par de fortes hausses de tarifs.
"Selon nos informations, il est, pour l'heure, prévu un relèvement d'environ 10% de l'abonnement et de 3% du prix du kilowattheure pour les 20 millions de particuliers dotés des plus petites installations (d'une puissance de 3 et 6 kVA)", rapporte La Tribune, en soulignant que l'abonnement et l'électricité représentent 53% de la facture hors taxes.
"Selon les hypothèses examinées actuellement, les autres puissances souscrites par les particuliers afficheraient au contraire une baisse (de 10% pour l'abonnement et de 1,35% pour l'électricité), ce qui permettrait au total d'afficher des chiffres politiquement acceptables: le client moyen français verrait son abonnement s'apprécier de 2% tandis que l'électricité fournie baisserait de 1,5%", ajoute le quotidien.
Les hausses de tarifs interviennent traditionnellement le 15 août. L'année dernière, les prix de l'électricité avaient crû de 1,9% pour les particuliers à cette date.
Avec une hausse dès cet été, les concurrents d'EDF seraient mieux disposés à accepter un prix de rachat plus élevé pour l'électricité que le groupe public devra désormais leur céder au terme de la loi Nome, écrit également La Tribune.
Benjamin Mallet, édité par Gilles Guillaume












