L'alcool au volant: des progrès et des lacunes

Les Français manquent encore de connaissances pratiques sur la consommation d'alcool limite pour ne pas mettre sa santé en danger. - Jeff Pachoud - AFP
Du goût pour l’alcool, que l’on associe au mythe du "bon vivant", à l’alcoolisme, pathologie grave et parfois mortelle, la frontière est mince. Et les Français connaissent encore mal les frontières de consommation à moindre risque pour la santé: trois unités d’alcool par jour pour les hommes, deux unités pour les femmes, au moins un jour sans alcool par semaine. Et ce quand il n’y a pas de situation à risque comme une grossesse ou une prise de médicaments.
Les unités d’alcool elles-mêmes (10 grammes d'alcool pur équivaut à une unité, soit 10 cl de vin ou encore 25 cl de bière, ndlr) sont méconnues d’un tiers des Français en moyenne. C’est ce qui ressort notamment d’une étude menée par l’Ireb, l’Institut de recherches scientifiques sur les boissons, une association fondée en 1971 par les sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées.
Le "conducteur qui ne boit pas" largement adopté
Autre enseignement plus positif de ce sondage: les campagnes de prévention fonctionnent bien. Ainsi, 63% des sondés qui sortent en voiture déclarent désigner désormais à l’avance un membre du groupe qui ne boit pas d’alcool pour conduire au retour. "Si on ajoute ceux qui déclarent adopter "souvent" ce comportement (23%), le total est presque de 9 Français sur 10", observe l’Institut.
D’ailleurs, l’alcool au volant, première cause de mortalité routière chez les 18-24 ans, est cité par deux tiers des Français comme le principal problème lié à une consommation excessive (66%), loin devant les violences liées à l’alcool (12%), la vente d’alcool aux mineurs (8%), et la consommation des femmes enceintes (6%).
La question de la consommation d’alcool au travail n’est cité que par 1% des Français sondés comme étant un problème. Bien qu’un décret permette depuis juillet dernier aux entreprises de l’interdire, le pot entre collègues a donc encore de beaux jours devant lui. D’ailleurs, un quart des sondés reconnaît boire occasionnellement de l’alcool au travail en dehors des repas.












