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INFO RMC – Goussainville : un bus et ses occupants dévalisés par deux jeunes

BFM Tugdual de Dieuleveult avec A.Perrin
Bus RATP

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A Goussainville dans le Val d’Oise, 2 jeunes ont agressé un conducteur de bus, jeudi soir et tenté de bruler son véhicule. Le premier s’est occupé du chauffeur quand le second détroussait les passagers.

C’est une scène digne d’une attaque de diligence. Jeudi soir à Goussainville dans le Vald’Oise, deux jeunes ont attaqué sauvagement un bus. Ils s’en sont pris au chauffeur et aux passagers du bus à qui ils ont arraché les sacs à main et dérobés les portefeuilles avant d’essayer de mettre le feu au véhicule. Le premier, cagoulé, a pointé son arme sur la tempe du chauffeur exigeant la caisse qui contenait une vingtaine d'euros. L’autre, lui aussi visage masqué, a volé les sacs des passagers puis a enflammé une petite bouteille d'essence et l'a lancé dans le bus.

« Il m’a pointé un 9 mm sur la tempe »

« Je faisais ma tournée, explique sur RMC le chauffeur du bus qui souhaite rester anonyme. Quand je me suis arrêté à une station déposer des passagers, deux jeunes sont arrivés. Ils étaient cagoulés. Il y en a un qui avait un 9 millimètre, il me l’a pointé sur la tempe. "Donne-moi la caisse, arrête le moteur", m’a dit le premier. L’autre je ne l’ai pas vu mais il est rentré dans le bus et a arraché des sacs à main avant de tenter de mettre le feu avec une petite fiole d’essence. Les passagers ont crié mais ils sont tous partis dès que j’ai ouvert les portes. Ensuite, moi, seul, j’ai pris l’extincteur et j’ai éteint le feu. C’est grave quand même ».

« On se fait fréquemment caillasser dans ce quartier ».

Farid est conducteur de Bus dans le Val d'Oise, au Courrier d'Ile de France. L'agression a eu lieu, tout près de la cité Ampère à Goussainville un quartier connu des conducteurs de bus. « On se fait fréquemment caillasser dans ce quartier. Maintenant, ce sont des expéditions dans les bus pour arracher les sacs à mains. Certains chauffeurs se sont pris des pierres en plein visage. Là, aujourd’hui, on ne sait plus quoi faire ».