Indre-et-Loire: des riverains réclament la fermeture d'un centre de déradicalisation

Des riverains manifestent pour réclamer la fermeture du centre de déradicalisation de Pontourny, le 11 février 2017. - Guillaume Souvant - AFP
Environ 150 personnes ont manifesté samedi matin à Beaumont-en-Véron, devant le centre de déradicalisation de Pontourny (Indre-et-Loire), pour réclamer sa "fermeture immédiate". Décrié par les riverains et actuellement vide, ce centre est le seul de ce type en France. Son sort devrait se jouer dans les prochaines semaines, les élus locaux ayant réclamé vendredi un moratoire "d'au minimum un mois" pour "tout remettre sur la table".
Une délégation reçue à la mairie
Prévu pour 25 à 30 jeunes "volontaires en voie de radicalisation", le centre en a reçu "un maximum de neuf" depuis son ouverture le 1er juillet 2016, selon le maire de Chinon, Jean-Luc Dupont (LR). Condamné notamment pour violences, le dernier pensionnaire a quitté la structure cette semaine.
Samedi, sur les pancartes brandies par les riverains en colère, on pouvait lire "Cazeneuve. Le Roux démissions!", "Pontourny, ça suffit!" ou encore "Jihadiste = danger".
Une délégation a été reçue à la mairie. A cette occasion, le premier adjoint au maire, Vincent Naulet, a rappelé que "lors du dernier conseil municipal, la municipalité s'est prononcée pour la fermeture du centre car l'Etat n'a pas respecté ses engagements. Le moratoire, a-t-il estimé, est une bonne chose qui permet de donner le temps de la réflexion."
"Profils dangereux"
Mais pour Catherine Bideau, porte-parole de l'association "Radicalement Digne de Pontourny", l'évaluation est déjà faite. "Nous demandons la fermeture immédiate du centre. Nous avons eu des profils dangereux, radicalisés. Ce qui est contraire à ce qui avait été annoncé par l'Etat. On ne veut pas de moratoire. Ça ne servira à rien."
Nathalie Yvonnet, qui habite les environs, se montre tout aussi déterminée contre l'accueil de ces "apprentis jihadistes": "On est à 4 km d'une centrale nucléaire, le choix est aberrant", s'insurge-t-elle.












