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Goodyear Amiens-Nord: les salariés approuvent l'accord de fin de conflit

BFM La rédaction
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Les salariés ont voté à main levée à l'unanimité le "protocole de fin de conflit".

Les salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, réunis en assemblée générale, ont approuvé mercredi l'accord de fin de conflit avec la direction, a-t-on appris auprès d'un salarié présent lors de cette assemblée générale.

Les salariés ont voté à main levée à l'unanimité ce "protocole de fin de conflit" qui prévoit la fin de l'occupation de l'usine d'Amiens Nord, en échange du versement d'une indemnité additionnelle aux salariés qui vont perdre leur emploi, selon ce salarié.

Une indemnité additionnelle

En vertu de ce protocole, "la direction s'engage à verser une indemnité additionnelle aux salariés et à renoncer aux poursuites contre eux. De leur côté, les syndicats se sont engagés à évacuer l'usine", a indiqué une source proche du dossier.

Selon cette source, le protocole d'accord a été signé mercredi matin à 5H25 sous l'égide du préfet de la Somme Jean-François Cordet, qui a fait office de médiateur entre la direction et la CGT, ultra-majoritaire à l'usine d'Amiens-Nord.

"L'accord devait être signé dans les tous prochains moments en préfecture entre la direction et la CGT", a déclaré à l'AFP peu avant 13h30 la préfecture de la Somme. "C'est un accord privé et confidentiel", a-t-on ajouté de même source, sans plus de précisions sur les montants alloués. Aucune des deux parties n'a confirmé officiellement cette information, la direction se bornant à indiquer que "des négociations sont en cours".

Un accord qui ouvre la voie à l'offre de reprise de Titan

Arnaud Montebourg a, dans un communiqué publié quelques minutes après l'officialisation de l'accord, indiqué que ce texte "ouvre la voie à la mise en oeuvre de l'offre de Titan. Cette dernière "assure le maintien de 333 emplois sur quatre ans et un niveau d'investissement important", rappelle-t-il.

Il se réjouit que "la médiation menée, à la demande du gouvernement, par le préfet de la Somme Jean-François Cordet" a "porté ses fruits". Le 13 janvier dernier, le ministre avait, en effet, annoncé la nomination de ce médiateur.

Le fabricant de pneumatiques avait annoncé son intention de fermer son usine d’Amiens-Nord, qui emploie 1.173 personnes, en janvier 2013. Depuis, la résistance s’est organisée, du côté des salariés comme de l’exécutif, en témoignent les vifs échanges entre Arnaud Montebourg et le PDG de l’Américain Titan.