Gaz de schiste : la polémique est de retour

Exploitation des gaz de schiste en Pologne - -
Pour le Premier ministre, le débat sur le gaz de schiste « n'est pas tranché ». Il a évoqué mercredi sur RMC et BFMTV, face à Jean-Jacques Bourdin, la possibilité d'un recours à d'éventuelles technologies alternatives qui permettraient d'extraire le gaz de schiste du sous-sol sans dégrader l'environnement. « La fracturation hydraulique, j’en ai parlé, c’est interdit. En revanche, il faut qu’on mette sur la table les différentes solutions qui ne seraient ni polluantes ni dégradantes pour l’environnement et pour qualité des paysages. Le débat n’est pas tranché », a-t-il expliqué. La question devrait être abordée lors de la grande conférence environnementale que le gouvernement réunit le 14 septembre.
Le « mensonge éhonté » des pétroliers
La ministre de l'Ecologie Delphine Batho a estimé mercredi lors d'un débat aux journées d'été d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) à Poitiers que la fracturation hydraulique est « la seule technique qui existe » pour la prospection des gaz de schiste. Et cette technique « pose problème », selon elle. Mais la ministre n'a pas exclu que le débat puisse être ouvert « si de nouvelles techniques existaient ». Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire national d'EELV, Pascal Durand, avait qualifié de « mensonge éhonté », imputé à certains groupes pétroliers, qu'on puisse laisser croire que la prospection de gaz de schiste est possible sans fracturation hydraulique.
« Aux États-Unis, la prix du gaz a été divisé par trois »
« Le gaz de schiste est probablement la ressource énergétique qu’il serait fou de ne pas exploiter, explique Max Falque délégué de l'ICREI, le centre international de recherche sur les problèmes environnementaux. Aux Etats-Unis, où ils ont débuté l’exploitation des gaz de schiste, le prix du gaz a été divisé par trois. En France, il ne fait qu’augmenter. On ne peut pas continuer à se priver d’une ressource. C’est exactement comme si au début du XXe siècle on avait dit : "l’électricité est dangereuse, il ne faut pas l’utiliser"»
« La pollution engendrée est irréversible »
« Le problème majeur de l’exploitation des gaz de schiste, tente de dénoncer Ivan Daluzeau, militant d'un collectif citoyen anti-gaz de schiste, c’est la contamination de l’eau, des sols et de l’air. Sans compter que pour forer, il va falloir des millions de litres d’eau. Toute la pollution engendrée est irréversible. Les citoyens qui sont dans ce combat ne laisseront pas faire les choses ».












