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Faillites : de plus en plus d’entreprises connaissent la crise

BFM Claire Béziau, avec AFP
Toutes entreprises confondues, les PME enregistrent le plus gros poids en terme d'encours de crédits

Toutes entreprises confondues, les PME enregistrent le plus gros poids en terme d'encours de crédits - -

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Les défaillances d'entreprises ont progressé de 4,8% en octobre 2012, par rapport au mois précédent. Les entreprises de transport et d’activités immobilières sont les plus touchées.

Le nombre d’entreprises ayant mis la clé sous la porte a progressé de 4,8%, avec 5 334 cas au mois d'octobre 2012 par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO), selon les statistiques annoncées lundi par la Banque de France. En cumul sur douze mois (données brutes), le nombre des défaillances a également progressé à fin octobre, se montant à 60 448 entreprises, par rapport à fin septembre (59 575 entreprises), soit une hausse de 1,5%. Par rapport à octobre 2011, elles ont augmenté de 1,6%.

La construction et l’agriculture s’en tirent mieux

« Peu de secteurs sont épargnés » souligne la Banque de France. On note une progression sur un an en particulier dans les transports (+15,1% à 2 018) et les activités immobilières (+11,8% à 2 046), devant l'hébergement-restauration (+5,9% à 7 138) et les activités financières et d'assurance (+3,1% à 1 172).
En revanche, la construction, plus solide, a enregistré un recul des défaillances sur un an de 0,8% à 14 482 (après -2,9% fin septembre 2012) tout comme l'agriculture, la sylviculture et la pêche, où elles ont baissé de 2,6% à 1 222.
Concernant les crédits, les PME sont surreprésentées : « Le poids dans les encours de crédits des entreprises défaillantes représente 0,5% du total des encours de crédit collectés par la Banque de France […] Par taille d'entreprises, les PME défaillantes ont un poids supérieur à celui des autres entreprises, dans leurs catégories respectives », précise l’institution.
Mais c’est du côté des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des grandes entreprises que les défaillances sont les plus importantes. Elles ont grimpé de 48,1% à 77 en cumul sur douze mois à fin octobre, tandis que celles des PME ont crû de 1,1%, à 56 600, sur la même période.
Et de nombreuses sociétés vont encore plier boutique. La Banque de France pronostique des défaillances en hausse de 0,6% pour les PME et de 32,7% pour entreprises plus grandes en novembre 2012. Des prévisions qui interviennent le jour où l’entreprise Virgin dépose le bilan.
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a annoncé vendredi qu'il interrompait la diffusion des données sur les défaillances d'entreprises, estimant que celles fournies par la Banque de France étaient « plus récentes et plus complètes ».