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Une maman campe sur le toit d'une école pour dénoncer le manque de profs

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À Bobigny, en Seine-Saint-Denis, une mère d’élève a décidé de planter sa tente sur le toit de l’école pour dénoncer le manque d'instituteurs.

Cela fait quatre semaines que la fille de Nathalie, scolarisée en classe de CM2, n'a pas cours, bien qu'elle aille tous les jours à l'école. Son institutrice est en congé maternité et n'a pas été remplacée. Excédée par la situation, cette mère de famille en colère a décidé de camper sur le toit de l'école jusqu'à ce que la situation évolue.

"J'ai mon oreiller, mon duvet, des couvertures et des vêtements", explique Nathalie depuis l'intérieur de sa tente, en gardant le sourire. Organisée et déterminée, elle affirme qu'elle ne bougera pas du toit tant qu'elle ne verra pas de professeur remplaçant en chair et en os. "Je voudrais au moins un appel du ministère de l'Education... Cette situation n'est plus possible!", s'insurge cette déléguée de parents d'élèves.

Cinq classes sans prof à Bobigny

L'institutrice non remplacée est en congé maternité. Une absence que le rectorat aurait du prévoir, selon les parents. La colère monte. "Ils devraient déjà essayer d'assurer quatre jours de cours par semaine à nos enfants, avant de passer à quatre jours et demi...", ironise un papa au sujet de la réforme scolaire.

Mais le problème ne touche pas que cette école. Rien que sur Bobigny, cinq classes attendent un remplacant. Les postes existent, mais le rectorat peine à trouver des candidats volontaires. Du coup, les élèves en payent le prix fort. Devant l'ampleur du phénomène, la FCPE a mis en place un formulaire pour signaler les professeurs non-remplacés, "Ouyapacours".

À Bobigny, le rectorat a promis au moins une remplacante pour mardi prochain, mais pas question pour Nathalie de descendre de son toit. Elle craint qu’à peine arrivé, le remplacant ne soit appelé dans une autre école.


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