Crédit revolving :« encadrement ou suppression», dit Hamon

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Il existe déjà une loi pour encadrer les crédits revolving, mais selon les associations de consommateurs, elle ne serait pas appliquée. Le gouvernement Ayrault envisage donc de légiférer à nouveau. Aujourd'hui, de nombreux commerces vous proposent - parfois avec insistance - ces réserves d’argent accessibles à partir d'une carte de fidélité.
Le problème, c'est que certaines clauses sont parfois très floues, et surtout, les taux de remboursement sont exorbitants : jusqu’à 17,5%. La loi Lagarde de 2010 avait pour objectif de renforcer l'information à destination des consommateurs, d'obliger les magasins à proposer aux clients une alternative au crédit renouvelable et de contrôler les taux d'intérêt. Mais ces dispositions ne seraient pas réellement appliquées. « Ou nous encadrerons de manière plus forte le crédit revolving, ou nous le supprimerons », a ainsi déclaré Benoît Hamon, le ministre délégué chargé de la Consommation.
« Dans certains cas, le crédit renouvelable peut rendre service »
Robert Bréhon, président de l'UFC-Que choisir du Nord-Pas-de-Calais, est plutôt défavorable à la disparition du crédit revolving : « Nous pensons que dans certains cas, le crédit renouvelable peut rendre service quand un consommateur a un besoin immédiat de financement pour acheter ou subvenir à ses besoins. Le risque, si ce crédit renouvelable disparaît, c’est que le consommateur fasse appel à sa banque et là, les taux sont aussi importants ».
« C’est un attrape-nigaud »
Bruno Laouar a 45 ans. Il a déposé un dossier de surendettement auprès de la Banque de France en 2009, après avoir contracté 4 crédits revolving pour un montant total de 22 000 euros : « Il faut supprimer le revolving, c’est un attrape-nigaud. C’est facile, vous avez juste à signer. Ils nous ont envoyé des publicités, avec 8 000 euros pour lesquels vous n’avez qu’à signer avant Noël, en plus quand vous n’avez pas d’argent. Au bout de 8 jours vous avez vos 8 000 euros. Moi, je gagnais 1 500 euros par mois, je me suis dit : je vais assurer. Mais une fois que vous avez tous les crédits plus le loyer, ça ne suivait plus ».












