Costa Concordia: quatre ans plus tard, les objets précieux jamais rendus aux passagers

Les naufragés du Costa Concordia, le paquebot échoué tragiquement le 13 janvier 2012 près de l'île du Giglio en Italie, sont en colère. Plusieurs de leurs objets précieux, rangés dans les coffres du navire, ont disparu.
Argents liquides, bijoux, ou appareils électroniques, quatre ans et demi plus tard, les passagers attendent toujours leurs effets personnels révèle Le Parisien. Au cours du naufrage de cette ville sur l'eau, 32 passagers ont perdu la vie tandis que 4.200, dont 450 français, ont pu être sauvés.
Il a fallu attendre la fin du procès du commandant du paquebot, Francesco Schettino, au printemps, pour que le processus de restitution des objets aux passagers débute. Mais à l'arrivée, les passagers ne s'y retrouvent pas. Pour Anne Decré, responsable du Collectif des naufragés français du Costa Concordia, "ce n'est pas de la perte, mais du vol manifeste", raconte-t-elle au Parisien. Certains passagers ont reçu des colis dans lesquels il manque leurs objets de valeurs, d'autres ont reçu des objets qui ne leur appartiennent pas.
"Costa se fout de nous"
De son côté, Costa Croisières reconnaît qu'il "y a peut-être eu quelques erreurs administratives". Cependant, la maison mère du paquebot nie toute responsabilité, expliquant que "l'épave était sous la responsabilité de la justice".
Le quotidien a également recueilli les témoignages de deux autres passagers français. Claude a reçu son appareil photo, mais pas le collier de perles et des boucles d'oreilles en brillants laissés par sa femme, dans une cabine jamais immergée. "Costa se fout de nous", dénonce-t-il. Marie-Dolores quant à elle n'a jamais revu trois bagues ayant appartenu à sa mère, décédée quelques mois plus tôt, ainsi qu'une chaîne. Valeur de l'ensemble: 8.000 euros.
Quatre ans plus tard, un tas de rouille
Quatre ans après son naufrage, le Costa Concordia a effectué ce vendredi 2 septembre son dernier voyage jusqu'au port de Gènes où il sera entièrement démantelé. Du paquebot prestigieux, il ne reste maintenant qu'un tas de rouille flottant.
Le navire est arrivé à Gênes, en Italie, il y a maintenant deux ans pour être démantelé. 23.000 tonnes d'acier et 8.000 tonnes de mobilier ont été récupérés. Les 17 ponts ont été démontés un à un. Désormais recyclé à 80%, le navire va être dépollué puis découpé.












