Colère à Grigny après la fermeture de l'unique hypermarché

Les rayons sont vides, les caisses fermées et le rideau tiré pour de bon. La rentrée s'est faite dans la douleur à Grigny, considérée comme l'une des communes les plus pauvres de France.
Depuis le 1er septembre, l'unique hypermarché de cette commune de 30.000 habitants a fermé ses portes. Le groupe Casino, qui exploitait le site de 4.000m², évoque un problème d'insécurité récurrent (jets de cocktails Molotov, agressions de vigiles à répétitions) pour justifier cette décision. Selon la direction, la grande surface perdait plus d'un millions d'euros chaque année, et ce depuis trois ans.
Cette fermeture a de quoi agacer le maire, qui juge ce départ comme un "apartheid commercial".
"A partir du moment où le seul hypermarché ferme rapidement dans des conditions qui ne prévoient pas de reprise, il y un abandon du groupe sur son engagement sociétal", dénonce Philippe Rio, le maire (PCF) de Grigny.
Habitants et commerçants inquiets
L'édile ne compte pas en rester là. Il n'exclut pas d'attaquer Casino en justice même si une autre enseigne se serait engagée à reprendre l'affaire d'ici "deux à trois mois". De son côté, le groupe privé nie être parti sans prévenir et affirme qu'il n'a jamais été "informé, ni associé à l’arrivée d’un repreneur".
Côté habitants et commerçants, la colère et l'inquiétude sont également perceptibles. Situé dans la même galerie commerçante que l'ancien supermarché, Kleber Crouzet se montre pessimiste pour l'avenir de son magasin.
"C'est une catastrophe pour notre chiffre d'affaires et une crainte pour le paiement de nos futurs loyers", témoigne-t-il au micro de BFMTV.
En attendant l'arrivée d'un nouveau supermarché, les habitants vont devoir se déplacer dans les villes voisines pour faire leurs courses. Ils espèrent au plus vite retrouver leurs rayons ouverts à Grigny.












