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Cocaïne et cannabis à bord d'une voiture du Vatican

BFM A. Dt. avec AFP
La croix de Saint-Peter Square au Vatican la veille de la canonisation du pape Jean-Paul II (Photo d'illustration).

La croix de Saint-Peter Square au Vatican la veille de la canonisation du pape Jean-Paul II (Photo d'illustration). - Alberto Pizzoli - AFP

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Deux automobilistes italiens ont été retrouvés en Savoie en possession de résine de cannabis et de cocaïne, au volant d'une voiture appartenant au Vatican. Une enquête a été ouverte par la police judiciaire de Lyon.

Quatre kilos de cocaïne et 200 grammes de cannabis. C'est ce qu'ont retrouvé des douaniers savoyards en contrôlant une voiture immatriculée... au Vatican. La voiture diplomatique a été interceptée dimanche à un péage près de Chambéry, en Savoie. Les deux occupants de la voiture, deux Italiens âgés de 30 et 41 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue pour 96 heures, avant d'être déférés jeudi au parquet de Chambéry pour être présentés à un magistrat. Une information judiciaire sera ouverte pour trafic de stupéfiants.

Les deux Italiens ne possédant pas de passeport diplomatique, rien ne permet à ce stade de mettre en cause le Vatican.

Dimanche matin, à l'occasion d'un contrôle routier au péage d'entrée de Chambéry, des douaniers s'intéressent à une Ford portant une plaque diplomatique du Vatican. La douane découvre alors dans la voiture quatre kilos de cocaïne et environ 200 grammes de résine de cannabis dans des sacs et des bagages. Selon le Vatican, la voiture appartiendrait au cardinal argentin Jorge Maria Mejia, 91 ans, bibliothécaire émérite du Saint-Siège.

Selon RTL, son secrétaire particulier aurait confié la voiture quelques jours plus tôt aux deux Italiens pour la faire réviser. Ces derniers en auraient profité pour faire un aller-retour vers l'Espagne et y acheter la drogue, pensant que personne ne les arrêterait avec une plaque diplomatique. Un scénario qui n'est pas encore établi, selon une source judiciaire.

Selon l'agence I.Media, le Vatican aurait précisé qu'aucun employé ni membre du petit Etat n'est directement impliqué dans cette affaire. La police de Lyon a été chargée de l'enquête par le parquet de Chambéry.