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Châteauroux: les trois lycéens exclus du lycée après l'agression d'un camarade pro-Charlie Hebdo

BFM C. P. avec AFP
La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au lycée Blaise Pascal de Châteauroux, après l'agression d'un lycéen qui posté sur Facebook des messages de "tolérance et de laïcité" après l'attentat contre Charlie Hebdo.

La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au lycée Blaise Pascal de Châteauroux, après l'agression d'un lycéen qui posté sur Facebook des messages de "tolérance et de laïcité" après l'attentat contre Charlie Hebdo. - AFP

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Les trois adolescents de 15 et 16 ans avaient été mis en examen pour avoir violemment agressé un de leurs camarades du lycée Blaise Pascal de Châteauroux. Le mobile? Leur victime avait posté des messages pro-Charlie Hebdo sur Facebook, après l'attentat de Paris.

Les trois lycéens de Châteauroux, soupçonnés d'avoir violemment agressé un de leurs camarades qui avait pris fait et cause pour Charlie Hebdo sur Facebook après les attentats du 7 janvier, ont été exclus définitivement du lycée, a-t-on appris samedi auprès de l'établissement.

Les trois adolescents de 15 et 16 ans, avaient déjà été mis en examen la semaine dernière pour "violences en réunion" par le juge des enfants. La décision d'exclure définitivement ces élèves du lycée technique et professionnel Blaise-Pascal de Chateauroux a été prise à l'issue d'un long conseil de discipline qui s'est tenu vendredi après-midi.

Najat Vallaud-Belkacem sur place

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem s'était rendue à Châteauroux la semaine dernière, après l'incident. Elle avait salué "la réaction rapide et ferme" de l'équipe pédagogique, "à la fois en termes de sanctions disciplinaires, de transmission à la justice puisque les auteurs de l'agression sont sous contrôle judiciaire, mais aussi de réponse éducative".

Un élève de ce lycée qui avait posté sur le réseau social des messages de "tolérance et de laïcité" avait été sévèrement molesté par d'autres élèves dans le garage à vélo de l'établissement scolaire, qui accueille un millier d'élèves et d'étudiants. Les trois lycéens avaient reconnu les faits et expliqué "s'être énervés", selon un responsable de l'établissement scolaire.