Bientôt des tests de grossesse vendus en supermarchés?

Un test de grossesse. Actuellement, il ne peut être vendu qu'en pharmacie (photo d'illustration). - -
Des tests de grossesse et d'ovulation bientôt dans les rayons des supermarchés? Le gouvernement y réfléchit. Invité mardi de RMC, le ministre chargé de la Consommation Benoît Hamon a déclaré qu'il envisageait de "permettre la vente de ces produits en grandes surfaces".
Actuellement, les tests de grossesse et d'ovulation ne peuvent être vendus qu'en pharmacie. L'objectif est donc de les rendre plus accessibles, à la fois géographiquement et financièrement. "Si les tarifs sont libres, on pourra faire baisser les prix", a indiqué Benoît Hamon.
Ainsi, le gouvernement va émettre un "avis favorable" sur un amendement, présenté dans le cadre du projet de loi Consommation, visant à étendre la vente des tests de grossesse d'ovulation hors pharmacie.
Message d'information sur les boîtes
Mercredi, la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a renchéri en estimant que la vente des tests de grossesse hors pharmacies serait "une avancée pour notre santé publique".
Dans un billet publié sur son blog, intitulé "pourquoi je soutiens l'ouverture de la distribution des tests de grossesse", la ministre estime que "la protection des femmes enceinte est notre priorité, ce qui implique qu'elles aient connaissance le plus tôt possible de leur grossesse."
Elle a précisé que la vente de ces tests hors pharmacie serait accompagnés de la "diffusion de messages d'information dans les notices et sur les boîtes".
Y seront rappelés "la nécessité de consulter un médecin en cas de test positif" et "les conseils que [les femmes] peuvent trouver en matière de contraception ou d'interruption volontaire de grossesse" auprès des centres de planification familiale.
D'autres produits concernés?
Par ailleurs, Benoît Hamon n'a par ailleurs pas exclu que d'autres produits, comme les "nettoyants pour lentilles", puissent aussi être commercialisés dans d'autres circuits de consommation.
Le ministre a néanmoins précisé qu'il n'était pas question de remettre en cause le monopole des officines spécialisées dans la vente de l'ensemble des autres médicaments. Il a ainsi rappelé l'importance du conseil prodigué par les pharmaciens.












