Avec le confinement, le niveau sonore en forte baisse à Lyon

Le confinement a tout de même des conséquences positives, en témoigne notamment l'amélioration de la qualité de l'air dans les grandes villes. À Lyon, outre la diminution de la pollution, le bruit se fait lui aussi de plus en plus rare. Avec une baisse de 85% des voitures en circulation et des habitants qui ne sortent pratiquement plus de chez eux, le bruit a drastiquement diminué.
Acoucité, l'Observatoire de l'environnement sonore de la Métropole a effectué des relevés de bruit à deux endroits clés de l'agglomération, à savoir la place Bellecour et le boulevard périphérique Laurent Bonnevay - axe majeur à Vénissieux. L'observatoire Acoucité a constaté une diminution des niveaux sonores suivant l'instauration progressive de mesures de confinement, de plus en plus strictes.
Diminution marquée le samedi soir place Bellecour
Du lundi 16 - jour de l'annonce du confinement généralisé - au dimanche 22, l'observatoire a par exemple enregistré une baisse significative du bruit sur la place Bellecour, particulièrement marquée le samedi soir. Ce jour-là, le niveau sonore a diminué de plus de 13 décibels par rapport à un samedi soir classique. Cette diminution qui s'accentue est également observable le matin et en journée pour la totalité des jours de la semaine.
La réduction des niveaux est plus prononcée pour la période de nuit où elle atteint une valeur d’environ 8 dB pour les nuits de mardi à jeudi, 12 dB pour la nuit de vendredi et 13 dB pour la nuit de samedi. Concrètement une baisse de 12 dB équivaut à une diminution d’environ 95% en termes d’énergie sonore, note Acoucité.

Moins flagrant sur le périphérique
Si une diminution du volume sonore de plus en plus importante est également observable sur le boulevard périphérique Laurent Bonnevay, elle n'est pas aussi marquée que sur la place Bellecour. Pour prendre l'exemple de la journée de jeudi, le bruit n'a baissé que d'environ 5,5 décibels par rapport à la moyenne observée ce même jour, à la même période de l'année, mais hors confinement.
"Ceci s’explique par les caractéristiques propres au Boulevard périphérique", qui est une " voie structurante avec un volume de trafic plus important que les axes routiers qui traversent la ville", note Acoucité dans son rapport.

Par ailleurs, si la place Bellecour est délaissée par les touristes, les promeneurs, et que la plupart des commerces alentours sont aujourd'hui fermés, le boulevard périphérique est encore emprunté par des personnes continuant à travailler, tels que les soignants, caissiers et autres métiers essentiels même en temps de confinement.
Acoucité relève enfin que "des sons liés à d’autres activités humaines (livraisons, commerces, terrasses, voix) se mettent en retrait et laissent la place à des sons qui étaient toujours là mais qui demeuraient peu perceptibles, tel que le chant des oiseaux ou les clochers des églises".












