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Amara : « On ne règle pas 30 ans d’abandon en 48h »

BFM La rédaction-Les Grandes Gueules
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Un an après son lancement, le Plan Banlieues de Fadela Amara affiche un premier bilan médiocre. Mais la Secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville temporise et se défend.

Consciente que beaucoup reste à faire dans le cadre de son Plan Espoir Banlieues, Fadela Amara, la Secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville a tenu à en souligner les ambitions et à rappeler qu’« on part de très loin dans les quartiers difficiles et les zones d'éducation prioritaire. On ne règle pas 30 ans d’abandon en 48 heures, a poursuivi Fadela Amara. Ça n’a jamais été ma prétention. Ceux qui me connaissent savent que je n’ai pas ma langue dans ma poche, et que j’ai tellement tapé du poing sur la table, que je n’ai pas que des amis. Résultat : le Président de la République est à mes côtés, pour réussir cet objectif politique, qui est en fait la réduction des écarts territoriaux entre les villes riches et les villes pauvres. »

« Je sais ce que ça veut dire "crever la dalle" ! »

La politique de la ville est donc toujours une priorité du gouvernement. Et Fadela Amara le prouve, expérience à l’appui : « il faut aller plus loin, par exemple sur la question des quartiers populaires. Ça reste une priorité, et tant que j’ouvrirai ma bouche, ça le restera. Le Président de la République, avec qui j’ai une relation très honnête et franche, sait pertinemment qu’il faut aujourd’hui, face à la crise, protéger les populations les plus fragiles, mais pas uniquement. Il va aussi y avoir des mesures pour aider les classes moyennes. Parce que si on déclasse les classes moyennes, on va tirer tout le monde vers le bas, et les problèmes vont s’accélérer et toucher tout le monde. […] On traverse une crise qui touche tout le pays. Tout le monde est mobilisé, et en particulier le Président et l’ensemble du gouvernement, sous la responsabilité de François Fillon. Les petites polémiques, je m’en fous. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est comment réellement on aide les gens, et notamment les plus fragiles, à terminer le mois. Parce que je sais ce que ça veut dire "crever la dalle" ! »