Agressions de migrants à Calais: cinq hommes mis en examen et écroués

Cinq hommes soupçonnés d'avoir agressé des réfugiés à Calais ont été interpellés mercredi et se trouvaient toujours en garde à vue ce vendredi après-midi dans l'antenne de la police judiciaire de Coquelles, dans le Pas-de-Calais. Selon nos informations, ils ont été mis en examen, notamment pour "vol avec arme", et écroués après avoir été déférés devant un juge.
Parmi l'un des cinq suspects, l'un d'entre eux avait déjà été repéré par les autorités pour ses affinités avec les mouvances islamophobes. Il est l'auteur d'une page Facebook anti-migrants et a participé début février à une manifestation interdite, organisée par le mouvement islamophobe Pegida.
Deux agressions, quatre victimes
Mercredi matin, la police judiciaire a interpellé cinq hommes âgés de 20 à 40 ans, suspectés d'avoir commis deux agressions sur des réfugiés syriens et pakistanais. Selon nos informations, ils agressaient leurs victimes avec des barres de fer pour leur voler leur argent et leur téléphone portable.
Les cinq suspects sont accusés d'avoir agressé un Pakistanais le 15 janvier et trois Syriens à proximité de la gare de Calais, dans la nuit du 20 au 21 janvier. Pour se faire obéir, les cinq hommes, habillés de tenues sombres et de rangers au pied, criaient "Police", et intimaient l'ordre à leur victimes de se soumettre aux violences exercées.
Des aveux complets
Les cinq hommes, alors soupçonnés de deux agressions, ont rapidement reconnu les faits qui leur sont reprochés, et on même ajouté à leur compte plusieurs autres agressions depuis le début de l'année. Au total, ils auraient commis six à sept passages à tabac, motivés, selon leurs dires, par un sentiment de "ras-le-bol". Devant les enquêteurs, ils ont expliqué qu'ils n'en pouvaient plus de voir leur ville changer.
Terroriser les réfugiés, c'était également le but de sept hommes qui avaient été interpellés en flagrant délit à Loon-plage, dans le département du Nord, près de Dunkerque, après avoir agressé cinq migrants, des Kurdes irakiens. Ils avaient été mis en examen et placés en détention provisoire.












