Un lac de 2.500 ans relance l'espoir de trouver E.T.

C'est dans le lac Vida, vieux de 2.800 ans, que les chercheurs ont trouvé des bactéries vivantes. - -
Et si un lac de l’Antarctique nous redonnait l’espoir de découvrir l’existence d’une vie extraterrestre, sur Mars par exemple ? C’est en tout cas ce qu’on peut lire dans un article, paru le 21 novembre dans la revue Proceedings of the National Academy of Science. La découverte de bactéries vivantes dans une poche d’eau isolée depuis trois millénaires permet toutes sortes d’hypothèses.
Ce lac est sept fois plus salé que la mer, sombre et hermétiquement enterré sous 20 mètres de glace. Le lac Vida est resté vierge de tout élément extérieur depuis 2.800 ans, et pourtant, il contient de la vie.
Le lac Vida, un modèle
Les prélèvements effectués par les chercheurs de l’Institut de recherche du Désert du Nevada en 2005 et 2010 ont révélé l’existence de tout un écosystème, 32 espèces de bactérie y ont été découvertes. La plupart de ces organismes étaient d’ailleurs jusque-là complètement inconnus.
Pour le co-directeur de l’étude, Peter Doran, de l’université de l’Illinois, ce lac "est un modèle de ce qui se passe quand on essaye de geler un lac, ce qui est le sort de tous les lacs, sur Mars, qui ont disparu lorsque la planète s’est refroidie." Ainsi, chaque eau martienne est passée par le stade dans lequel les chercheurs ont trouvé le lac Vida, avant de se solidifier en glace.
S'ils ont survécu sur Terre, pourquoi pas sur Mars ?
Il est difficile de comprendre comment la vie a pu perdurer trois millénaires dans un environnement clos et aussi hostile. Pourtant, les scientifiques excluent tout risque de contamination extérieure, affirmant avoir pris toutes les précautions nécessaires.
Ils avancent toutefois quelques pistes pour expliquer comment les bactéries ont pu trouver l'énergie nécessaire à leur survie, aussi longtemps dans cet espace confiné.
Si ces organismes ont été découverts vivants dans le lac Vida, il est très probable qu’on en trouve d’autres dans des poches, plus anciennes et encore plus profondément enfouies. Et pourquoi pas sur d’autres planètes qui ont, un jour, accueilli de la vie ? Les scientifiques assurent que lac Vida serait un modèle valable pour décrire ce qui s’est passé sur d’autres planètes.
Peut-être découvrira-t-on un jour que non seulement la vie a bel et bien existé sur Mars, et qu’elle y est encore.











