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Les forfaits IVG seront augmentés de près de 50%

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PARIS - Les forfaits versés aux établissements pratiquant des avortements seront augmentés de près de 50% dès 2010, a annoncé lundi la ministre de la...

PARIS (Reuters) - Les forfaits versés aux établissements pratiquant des avortements seront augmentés de près de 50% dès 2010, a annoncé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Cette décision, annoncée à l'occasion de la journée internationale de la femme, vise à améliorer la prise en charge des grossesses non désirées et représente un effort financier de 27 millions d'euros par an.

"C'est un effort considérable qui vise à garantir un accès égal à l'Interruption volontaire de grossesse dans les établissements et chez les professionnels de santé", a dit Roselyne Bachelot lors d'une conférence de presse.

A titre d'exemple, le remboursement du type d'IVG le plus fréquent passerait de 323 euros à 625 euros.

Selon Roselyne Bachelot, un rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) remis en février montrait que la France "se situe au premier rang mondial en matière de couverture contraceptive."

Mais il pointait aussi des carences, notamment le fait que les IVG chirurgicales constituaient une activité déficitaire pour les établissements de santé, conduisant certains à s'en désengager.

Depuis 2000, le nombre de sites en France a diminué, passant de 729 à 624, selon les chiffres du ministère.

Le planning familial dénonçait la fermeture de nombreux centres IVG et les difficultés rencontrées par de nombreuses femmes pour se faire avorter.

NOMBRE D'AVORTEMENTS STABLE EN FRANCE

Parallèlement, le gouvernement va examiner avec les laboratoires pharmaceutiques les moyens de parvenir à un remboursement par l'assurance maladie de certaines méthodes de contraception non prises en charge, comme les patchs et les anneaux.

Là encore, Roselyne Bachelot voudrait qu'un accord soit trouvé "dès cette année."

Le rapport de l'Igas avait souligné les limites d'une contraception uniquement basée sur la pilule, qui n'est pas forcément adaptée à toutes les femmes.

La moitié des IVG sont pratiquées sur des femmes qui utilisent "une contraception théoriquement efficace", a souligné la ministre.

Roselyne Bachelot a précisé que le nombre d'IVG pratiquées en France restait stable, ce qui serait le signe d'une meilleure maîtrise de la fécondité.

Toutefois, les IVG restent nombreuses chez les jeunes filles de moins de 20 ans puisqu'on en compte plus de 30.000 par an, a dit la ministre.

Pour répondre au problème des zones notamment rurales où les jeunes filles n'ont pas accès à un centre de planning familial, le gouvernement va mettre en place une consultation gratuite auprès de médecins généralistes volontaires.

Les futures agences régionales de santé seront chargées d'identifier les zones et d'inciter à la signature de conventions avec les médecins.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse