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Avancée scientifique concernant la mort subite du nourrisson

Une équipe de chercheurs strasbourgeois vient d'identifier une anomalie de la régulation nerveuse de la fonction cardiaque qui pourrait être impliquée dans la mort subite du nourrisson. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Whiteside

Une équipe de chercheurs strasbourgeois vient d'identifier une anomalie de la régulation nerveuse de la fonction cardiaque qui pourrait être impliquée dans la mort subite du nourrisson. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Whiteside - -

STRASBOURG - Une équipe de chercheurs strasbourgeois vient d'identifier une anomalie de la régulation nerveuse de la fonction cardiaque qui pourrait...

STRASBOURG (Reuters) - Une équipe de chercheurs strasbourgeois vient d'identifier une anomalie de la régulation nerveuse de la fonction cardiaque qui pourrait être impliquée dans la mort subite du nourrisson.

Le nombre de décès inexpliqués de bébés a priori bien portants a baissé depuis une quinzaine d'années grâce à l'abandon du couchage sur le ventre au profit d'une position dorsale.

La mort subite concerne toutefois encore un nourrisson sur 2000 en France, soit environ 400 décès par an, précise mercredi la faculté de médecine de Strasbourg dans un communiqué.

En analysant des coeurs d'enfants ainsi décédés, les chercheurs du Laboratoire de neurobiologie et de pharmacologie cardiovasculaire ont constaté une "augmentation très significative" du nombre de récepteurs de l'acétylcholine, une substance produite par le nerf vague.

Celui-ci est chargé de freiner les battements du coeur et peut, s'il fonctionne exagérément, provoquer des ralentissements très importants du rythme cardiaque, voire des arrêts cardiaques.

"L'anomalie découverte permet de suggérer que ces décès pourraient être précisément associés à des activités anormalement élevées de ce nerf freinateur au niveau cardiaque", estiment les chercheurs.

Cette découverte pourrait ouvrir la voie, selon eux, à un dépistage "très précoce" de cette anomalie, au moyen d'un simple prélèvement sanguin, et à une prise en charge thérapeutique par des médicaments capables de réduire l'activité du nerf vague au niveau du coeur.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet