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2014: des température records responsables d'inondations

BFM J.S avec AFP
En Equateur, les glaciers fondent à un rythme particulièrement rapide.

En Equateur, les glaciers fondent à un rythme particulièrement rapide. - Rodrigo Buendia - AFP

2014 devrait être l'année la plus chaude depuis 1880. L'Organisation météorologique mondiale publie ces résultats ce mercredi, alors que des négociations internationales sur le changement climatique sont engagées à Lima, au Pérou.

L'information devrait donner des arguments aux partisans d'une réponse forte au changement climatique: "Si novembre et décembre maintiennent la même tendance, alors 2014 sera probablement l'année la plus chaude jamais enregistrée, devant 2010, 2005 et 1998", affirme l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cet organisme des Nations Unies publie ses résultats provisoires, alors que des négociations internationales sur le climat se tiennent depuis lundi et pour deux semaines à Lima, au Pérou.

Sur les dix premiers mois de l'année, la température moyenne de la Terre a été supérieure de 0,57 degré à la moyenne de 14 degrés de la période 1961-1990. Le record possible de la température moyenne à la surface du globe "est largement dû aux températures record à la surface des océans, qui vont très probablement rester supérieures à la normale jusqu'à la fin de l'année", ajoute l'OMM.

La chaleur contribue à "des pluies et des inondations exceptionnelles"

"Des températures élevées à la surface des océans, combinées à d'autres facteurs, ont contribué à des pluies et des inondations exceptionnelles dans plusieurs pays, et à des sécheresses extrêmes dans d'autres", affirme l'agence onusienne.

D'autres études publiées récemment vont dans le même sens: mardi, des chercheurs australiens ont estimé que la fonte des glaciers dans l'Antarctique avait vu son rythme tripler au cours de la dernière décennie.

Il reste "peu de temps" pour réagir

La Nasa publie mensuellement des relevés sur la température moyenne mondiale, et a affirmé en octobre que les dix premiers mois de l'année étaient les plus chauds jamais enregistrés, à 14,7 degrés. Selon l'agence américaine, la température moyenne est supérieure à 1 degré à la moyenne du siècle dernier.

Au début du mois de novembre, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) tirait la sonnette d'alarme. Les experts avaient ainsi estimé qu'il restait "peu de temps" pour réussir à maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, l'objectif de la communauté internationale.

"Il y a urgence", a prévenu sur RMC Jean Jouzel, climatologue et vice-président du GIEC. "Si nous ne faisons rien pour changer notre mode de développement, d'ici les dix prochaines années, on devrait faire face à une hausse des températures de 2 ou 3°C et de 4 à 5°C d'ici la fin du siècle".

Les experts recommandent de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.