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Variole du singe: la HAS recommande le remboursement des tests de dépistage

BFM Jules Fresard
Vue au microscope de la variole du singe en 2011

Vue au microscope de la variole du singe en 2011 - CYNTHIA S. GOLDSMITH / CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION / AFP

Dans un avis daté du 21 juillet, la Haute autorité de santé rappelle néanmoins que le diagnostic repose d'abord sur l'examen clinique et l'interrogatoire du patient.

Dans un avis daté du 21 juillet et rendu public ce lundi, la Haute autorité de santé (HAS) se prononce en faveur du remboursement des tests d'amplification des acides nucléiques (TAAN), permettant de détecter la variole du singe, également appelée Monkeypox.

Cette décision intervient alors que la maladie gagne progressivement du terrain sur le sol européen, alors qu'elle était par le passé limitée au continent africain. Au 21 juillet, 1567 cas ont été confirmés en France, principalement chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, avec un épicentre en Île-de-France.

Preuve de l'inquiétude mondiale, l'Organisation mondiale de la santé a déclenché le 23 juillet le niveau d'alerte maximale concernant la maladie, avec 17.000 cas recensés dans 74 pays.

L'examen clinique et l'interrogatoire restent prioritaires

"Sur la base des dernières données épidémiologiques disponibles, des recommandations internationales et après avoir auditionné les parties prenantes, la HAS se prononce en faveur de l’inscription au remboursement des tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN) pour détecter l’infection par le virus Monkeypox", indique la HAS dans son avis. Tout en précisant que le diagnostic d'infection repose d'abord sur l'examen clinique et l'interrogatoire du patient.

La variole du singe se caractérise notamment par d'impressionnantes pustules qui se manifestent sur le corps du malade, et, selon les premières publications scientifiques, peut se contracter lors de rapports sexuels.

"La détection par TAAN n’intervient que pour confirmer ou non l’infection par le virus, lorsque le tableau clinique n’est pas suffisamment explicite", appuie la HAS. Ces tests peuvent être menés, par ordre de priorité, par prélèvements muqueux, cutanés et de la sphère oropharyngée.