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Tabac : la cigarette électronique, substitut aux effets inconnus

Cette ancienne fumeuse utilise depuis quatre mois la cigarette électronique.

Cette ancienne fumeuse utilise depuis quatre mois la cigarette électronique. - -

Sur les 14 millions de fumeurs en France, 500.000 auraient écrasé leur dernier mégot au profit de ce substitut. Mais les professionnels de santé restent prudents sur son utilisation.

C'est le nouveau substitut à la cigarette qui fait un tabac. Sur les 14 millions de fumeurs en France, 500.000 auraient déjà écrasé leur dernier mégot pour la cigarette électronique. Dans la fumée de ce substitut, ni goudron, ni amoniaque. Reste la nicotine, responsable de la dépendance, mais qui n’est pas cancérigène en soi.

Surtout, "il y a toujours le geste, la fumée et le côté convivial", note Claire, qui a arrêté de fumer il y a quatre mois. Ces choses qui manquent au fumeur et que les autres substitut, comme les patches, ne pouvaient jusqu'alors pas remplacer.

En outre, pour un gros fumeur, l'économie réalisée est conséquente. S'il faut débourser cinquante euros pour l'achat d'une cigarette et acheter des recharges, le gain réalisé peut aller jusqu'à 2.000 euros par an.

Aucune indication sur sa toxicité pour le moment

Seul problème : pour le moment, les effets à moyen et long terme restent inconnus. Les premiers travaux scientifiques sur la toxicité de cette "e-cigarette" seront publiés au mois de mai. D'où la prudence actuelle des professionnels de santé.

"Pour quelqu'un qui n'a jamais fumé et serait tenté par la cigarette électronique, je dis tout de suite 'non'", indique le pneumologue Bertrand Dautzenberg. "Pour quelqu'un qui fume deux paquets par jour et qui serait tenté d'y passer temporairement, là seulement je serais tenté de dire : 'essayez'".