Repas de Noël et Covid-19: ces gestes qui permettent de minimiser les risques de contamination

Image d'illustration - Repas de noël - Pixabay
Comme l'année dernière, les fêtes de Noël et les traditionnels repas qui les accompagnent seront perturbés par la pandémie de Covid-19. D'une part, cette période se situe, une fois encore, lors d'une reprise épidémique, une cinquième vague due au variant Delta, à laquelle s'ajoute la propagation du variant Omicron.
D'autre part, ces événements entrainent souvent un brassage de population avec des personnes de différentes régions et de différents âges qui se croisent, et peuvent se transmettre le Covid-19. Plusieurs recommandations ont donc été prodiguées afin d'éviter que ces retrouvailles, attendues dans beaucoup de familles, entrainent de nouvelles contaminations.
· Autotests et tests antigéniques avant le repas
À ceux qui se retrouveront le soir de Noël, le Conseil scientifique conseille "de pratiquer un autotest le jour même ou un test antigénique la veille ou le jour-même de l’évènement", afin de détecter de potentiels cas non repérés, qui pourraient se déclarer après le repas. Les scientifiques conseillent même aux organisateurs des festivités d'acheter des autotests "en les mettant à disposition dès l’arrivée des participants. Pour mémoire, un autotest coûte 5 euros".
Afin d'éviter la contamination, il est aussi conseillé de limiter les contacts les jours précédents les retrouvailles avec ses proches.
· La vaccination en amont
Sans surprise, les autorités sanitaires recommandent de se faire vacciner avant de retrouver ses proches, notamment avec la dose de rappel. Une personne présentant un schéma vaccinal complet a en effet moins de chances d'attraper et de transmettre le virus, mais surtout de faire un cas grave si elle est infectée.
Il faut "demander aux personnes fragiles que vous invitez si elles ont été vaccinées et surtout si elles ont eu leur dose de rappel", déclare le médecin Alain Ducardonnet, consltant santé pour BFMTV.
"Si ce n'est pas le cas, il faudra absolument garder le masque le plus souvent possible - bien sûr pas quand vous mangez - et si possible un FFP2. Enfin revoir le plan de table avec peut-être plus de distance".
· Limiter le nombre de convives
Il est de toute façon recommandé de limiter le nombre de participants le soir de Noël. "Moins on est nombreux, moins on prend de risque", a déclaré le Premier ministre Jean Castex, "évitons les grandes fêtes, les grands rassemblements ou les grands dîners".
L'épidémiologiste Arnaud Fontanet, également membre du Conseil scientifique, conseillait ainsi sur France Inter fin novembre "plutôt 6 personnes que 12" le soir de Noël. Mais il appelait surtout à faire attention aux personnes fragiles et à respecter les gestes barrières: l'aération, la distanciation sociale, le port du masque, le lavage des mains et tousser dans son coude.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV, L'Express et SFR, cette année, "les Français envisagent de fêter Noël à 7 personnes en moyenne, dont 6 adultes/adolescents et 1 enfant". Et si vous n'arrivez pas à choisir qui inviter, Arnaud Ducardonnet conseille de "faire plusieurs repas avec moins de convives".
· Aérer et porter un masque
Pendant le repas, il est recommandé d'aérer les pièces, au moins 10 minutes toutes les heures, le Conseil scientifique conseille même d'aérer en permanence si cela est possible. Une autre mesure, difficile à appliquer lors d'un repas, mais mise en avant dans les recommandations, est le port du masque.
"Le port correct d’un masque chirurgical ou, dans certaines circonstances (personnes fragiles et non vaccinées), d’un masque de type FFP2" fait partie des "mesures les plus utiles pour une personne souhaitant se protéger et protéger les autres si elle était contagieuse", écrit le Conseil scientifique.
D'autre part, il est important de rappeler que la bise est à proscrire au moment des retrouvailles, car elle entraine une hausse des risques de contamination. Il faudra globalement garder une certaine distance, en écartant davantage les convives à table par exemple.
· Portions individuelles pour le repas
Les mesures de l'année dernière pendant le repas pourront aussi s'appliquer cette année: il faut "privilégier les amuse-gueules individuels ou utiliser des petits canapés avec des piques", expliquait ainsi l'infectiologue Christophe Rapp en 2020. Il avait ainsi souligné la nécessité d'un "travail de préparation, de dresser les assiettes, de prédécouper et de privilégier les portions individuelles puisque cela évite les contacts". Par exemple, "le pain il faut le précouper en cuisine".











