Pilule de 3e génération : le planning familial pris d’assaut

Planning familial - -
De nombreuses femmes se sont rendues ce jeudi matin au planning familial de Maisons-Alfort (94). Inquiètes pour leur santé, elles demandent si elles doivent changer de mode de contraception. Au micro de BFMTV, une jeune fille, qui préfère rester anonyme, se sent quelque peu perdue, "à long terme, on ne sait pas ce qu’on peut faire… Pour le moment on va la prendre, après on sait pas ce qui va arriver donc… C’est ce qu’il fait le plus peur en fait". Le manque de réponses claires des instances sanitaires semble désorienter ces femmes.
La gynécologue Danielle Gondry, permanente au planning familial, défend toute interruption brutale du traitement, "surtout si on supporte bien sa pilule, il ne faut pas l’arrêter. Il faut prendre avis auprès de son gynécologue, de son médecin généraliste ou d’une sage-femme qui a prescrit la pilule pour voir s’il faut l’interrompre ou pas".
Arrêter la pilule ?
Pour autant, les mesures prises ces derniers jours ne poussent pas vraiment les unes et les autres à continuer la consommation de ces pilules. Que ce soit la fin du remboursement des pilules de 3e génération ou la limite des prescriptions, les jeunes femmes ou adultes rencontrées à Maisons-Alfort pensent arrêter leur traitement. D’où la crainte d’une croissance à venir des avortements.
Les représentants de plannings familiaux doivent participer aux concertations lancées hier entre l’agence du médicament, et les professionnels de santé prescrivant la pilule. Ces réunions doivent déboucher sur des mesures concrètes dans les prochains jours.











