Manger dans les transports: pas de vente à bord, une consommation encadrée "avec discernement"

Un TGV dans la gare de Bordeaux, le 25 novembre 2021 - Philippe LOPEZ © 2019 AFP
Un décret paru samedi au Journal officiel a renforcé le dispositif de mesures sanitaires mis en place dans les lieux recevant du public et les transports
Au passage, le texte a permis de préciser une annonce faite lundi, face à la presse, par le Premier ministre Jean Castex. Celui-ci avait en effet posé que la consommation de boissons et d'aliments serait "interdite dans (...) les transports collectifs, y compris longue distance". Finalement, le décret ne comporte que la mention suivante : "Dans les transports, la vente et le service pour consommation à bord d'aliments et de boissons sont interdits lors des trajets au sein du territoire métropolitain" ou des collectivités d'outre-mer.
En conséquence, la SNCF a d’ailleurs déclaré suspendre ses services de restauration à bord des TGV et Intercités dès lundi et ce, jusqu’au 23 janvier. Mais la formulation retenue par le Journal officiel – qui embrasse donc les transports collectifs longue distance – ne dit rien sur la possibilité de faire tomber le masque pour consommer un repas, un encas ou se désaltérer.
"Pragmatisme" pour Matignon, "bon sens" pour la SNCF
Matignon a admis le distingo auprès du Parisien ce samedi, y pointant le signe de son "pragmatisme", appelant à faire preuve de "discernement" en la matière. Toujours auprès du quotidien francilien, la SNCF a quant à elle soutenu qu’il "ne serait pas permis d’enlever le masque pour consommer de la nourriture ou des boissons"… tout en ajoutant que la consigne serait "appliquée avec bon sens et discernement, notamment pour permettre de se désaltérer ou pour l’alimentation des jeunes enfants et des personnes fragiles".
Visiblement, la clarté autour de la question devra se faire au cas par cas.











