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Faible affluence, pas d'élan international: à Bruxelles, les "Convois de la liberté" terminent en queue de poisson

BFM Robin Verner , Journaliste BFMTV
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Les manifestants des "Convois" dits de "la liberté", mouvement anti-pass vaccinal et restrictions sanitaires imité de la contestation canadienne, s'étaient donnés rendez-vous à Bruxelles lundi après un week-end parisien. A l'arrivée, ils n'ont rassemblé qu'une faible affluence dans la capitale belge.

Pas de blocage monstre ni d'amoncellement de camions et de voitures. Au sortir d'une étape à Paris ce week-end, les manifestants composant les "Convois de la liberté", mouvement anti-pass vaccinal et restrictions sanitaires, sur fond de ras-le-bol social, imité d'une contestation canadienne initiale, avaient mis le cap sur Bruxelles. Mais rassemblés lundi dans la capitale belge, ils n'ont pu que déplorer leur faible nombre.

Pas d'élan à Bruxelles

Samedi et dimanche, déjà, les "Convois de la libertés" n'avaient pas fait recette à Paris. Entre un interdit préfectoral de manifester - publié dès jeudi - et le déploiement de 7200 gendarmes et policiers, seule une centaine de véhicules avait été recensée sur les Champs-Elysées. Le bilan policier dévoilé dimanche matin a quant à lui compté 97 interpellations et 513 verbalisations pour 81 gardes à vue.

La poursuite du mouvement a alors pris la route du Nord, direction Bruxelles, symbole de l'Union européenne. Mais loin de conclure par une démonstration de force, les "Convois" ont fini de s'y étioler. Sur place, Le Parisien n'a recensé qu'une centaine de véhicules sur le parking du Parc des expositions du Heysel, tandis que seuls 200 manifestants ont occupé le centre-ville.

Comment expliquer cette nouvelle déconvenue? Tout d'abord, la capitale belge avait elle aussi prohibé la manifestation. Le quartier européen a d'ailleurs été ceinturé par la police. De sucroît, les "Convois de la liberté" n'ont pas fédéré à l'international, comme le note Libération, qui remarque que le cortège n'était composé sur place que de Belges et de Français.

Strasbourg bouclée

Outre l'efficacité du dispositif policier et la faible attractivité du mouvement, celui-ci a souffert d'un schisme. En effet, une part des mécontents français ont préféré s'acheminer vers un autre pôle européen: Strasbourg.

Mais là encore, les autorités ont pris leurs précautions. Comme BFMTV le signalait lundi, la préfecture du Bas-Rhin a pris un arrêté contre "toute manifestation non-déclarée" des convois anti-pass. Le texte émis par l'institution visait ainsi explicitement les "Convois des libertés" stipulant que "plusieurs convois routiers sembl(aient) s'être formés pour rallier Strasbourg" avec pour "objectif affiché (...) de rejoindre les institutions européennes" et d'"entraver la circulation routière".

La préfecture a donc décidé de s'opposer à la tenue de cette manifestation avançant un risque de trouble à l'ordre public et la nécessité d'assurer la bonne continuité de la "session plénière" du Parlement européen.

Succès loin de l'Europe

C'est par conséquent loin de l'Europe que cette contestation obtient actuellement ses principaux succès. Ainsi, lundi, la province canadienne de l'Ontario a annoncé la levée - à compter du 1er mars toutefois - de l'obligation du pass sanitaire.

Enfin, l'Agence France Presse a indiqué ce même jour qu'en Israël, des "milliers" de camions et de voitures ont convergé vers Jérusalem afin d'occuper les abords du Parlement local.