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Échographie, IRM, opération... La Haute autorité de santé précise le parcours pour le diagnostic de l'endométriose

BFM S.R. avec AFP
Un dépliant sur la prévention de l'endométriose, à Paris, le 30 mai 2024.

Un dépliant sur la prévention de l'endométriose, à Paris, le 30 mai 2024. - Antonin UTZ / AFP

L'endométriose touche plus de 2 millions de femmes en âge de procréer mais cette pathologie est souvent mal détectée, les patientes mettant parfois des années avant que soit posé leur diagnostic.

La Haute autorité de santé (HAS) a précisé ce mercredi 4 juin la place des examens d'imagerie -radios, échographies...- dans le diagnostic de l'endométriose, une pathologie qui touche les femmes et reste souvent longue à identifier.

Ces recommandations visent à "aider les professionnels de santé à la prise en charge des femmes susceptibles de présenter une endométriose et rendre homogènes les procédures sur le territoire", explique la HAS.

Une maladie mal-diagnostiquée

L'endométriose touche de nombreuses femmes -plus de 2 millions en âge de procréer-, avec des manifestations variables: douleurs pelviennes, infertilité... Mais cette pathologie est souvent mal détectée, les patientes mettant parfois des années avant que soit posé leur diagnostic.

À l'heure actuelle, le parcours diagnostic comprend plusieurs étapes: un examen clinique, à partir des symptômes, puis éventuellement un examen d'imagerie. Dans les cas où celui-ci ne confirme pas l'endométriose malgré la présence de symptômes, il est possible d'envisager une opération chirurgicale, mais celle-ci est invasive et souvent incertaine. Les recommandations actualisées de la Haute autorité précisent ce parcours.

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Des recommandations actualisées

Dès l'examen clinique, notamment réalisable par un généraliste ou une sage-femme, "en cas de symptômes et/ou signes cliniques, une échographie endovaginale de première ligne pourrait être pratiquée par un médecin formé à cette pratique", juge la HAS.

L'étape suivante "mise en oeuvre par le gynécologue référent et un radiologue référent repose sur la réalisation d'une IRM pelvienne +/- échographie endovaginale", poursuit l'autorité.

Enfin, si une opération est envisagée, une dernière étape réunit plusieurs spécialistes et vise à "déterminer le stade évolutif de la pathologie afin d'adapter la prise en charge - la localisation des lésions, les techniques opératoires plus appropriées...".