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Covid-19: pour l'infectiologue Gilles Pialoux, "une mesure de confinement" reste nécessaire

BFM Ambre Lepoivre , Journaliste BFMTV
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Face à la progression de l'épidémie, le professeur Pialoux estime que l'instauration d'un confinement durant les week-ends n'est pas suffisante. Il appelle à prendre des "mesures drastiques".

Le virus continue sa progression. Mardi soir, le taux de positivité - qui mesure le pourcentage de tests positifs sur l'ensemble des tests réalisés - était de 7,3% contre 6% mi-février et 22.857 nouveaux cas étaient comptabilisés par Santé publique France. Dans les hôpitaux, la pression reste forte avec plus de 25.000 patients Covid hospitalisés, dont 3586 en réanimation.

Tension hospitalière, mesures restrictives.... Emmanuel Macron a indiqué lundi qu'il fallait encore tenir "quatre à six semaines" avant d'atteindre un meilleur horizon. Un objectif illusoire pour le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Tenon qui estime que cette période correspond au "timing pour éventuellement absorber le pire".

"Je ne vois pas comment on peut diminuer la pression dans les hôpitaux sans passer par une mesure de confinement", a-t-il commenté mardi soir sur le plateau de BFMTV.

Il faut "des mesures drastiques"

L'exécutif envisage bien un nouveau tour de vis mais exclut encore, à ce stade, un reconfinement total. La stratégie adoptée reste territorialisée avec une surveillance accrue dans 20 départements qui pourraient basculer, d'ici la fin de semaine, dans un confinement les week-ends - il s'agit d'une option, mais pas de la seule solution, insiste-t-on du côté de l'exécutif.

"C'est une mesure palliative", tance pour sa part le professeur Pialoux.

"Il faut diminuer la circulation du virus et ça ne passera que par des mesures drastiques. Et il faut aussi donner les conditions de sortie de cette pression, il faut des règles strictes de déconfinement", établit-il.

Un Conseil de défense sanitaire doit se tenir ce mercredi, après des concertations entre représentants de l'Etat et élus locaux. Des annonces concernant les nouvelles restrictions dans les 20 départements sous "surveillance renforcée" sont attendues dans les prochains jours.