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Covid-19: 24% de variant britannique sur 62 tests positifs séquencés à Lille

BFM Florian Bouhot , Journaliste BFM Régions
Le variant anglais est de plus en plus présent à Dunkerque.

Le variant anglais est de plus en plus présent à Dunkerque. - BFM Grand Littoral

6% de cas de variant sud-africain ont également été décélés. Le Pr Philippe Froguel, qui observe "une progression évidente des variants", appelle à multiplier les séquençages.

Les variants du coronavirus se répandent dans les Hauts-de-France. Le mutant britannique, dont la présence est grandissante dans le Dunkerquois et les Hauts de Flandre, se déploie également dans la métropole de Lille. De même s'agissant du variant sud-africain.

C'est le constat dressé par Philippe Froguel, professeur au CHU de Lille. Sur Twitter, le professionnel de santé a communiqué lundi les premiers résultats du séquençage de 62 tests positifs réalisés le 8 février: 24% de variant britannique et 6% de sud-africain ont été décelés.

"Il faut se rappeler que lors du dépistage de masse mené en janvier dernier à Roubaix, nous avions trouvé l'équivalent de 6% de variants anglais et aucun sud-africains, a souligné le professionnel de santé à La Voix du Nord. (...) Leur progression est évidente."

"En trois jours seulement"

Ces résultats ont été obtenus "en trois jours ouvrés seulement" par le centre génomique Ligan, s'est félicité le Pr Philippe Froguel.

Ce dernier s'était montré particulièrement critique quant aux délais écoulés - près de trois semaines - avant la publication des résultats du séquençage des échantillons prélevés lors de la campagne de dépistage de Roubaix. Un séquençage qui avait été réalisé en Île-de-France.

Le centre génomique Ligan, assure-t-il, "est prêt à séquencer (les échantillons) de Dunkerque et des Hauts-de-France". Dans l'absolu, l'intéressé souhaiterait pouvoir "séquencer au hasard 5% de tous les tests PCR positifs" obtenus dans la région, poursuit-t-il dans les colonnes de La Voix du Nord. "Nous pourrions ainsi en traiter 400 par semaine durant deux mois, ce qui nous permettrait de savoir exactement où nous en sommes".