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Coronavirus: 164 cas recensés dans le Rhône, 617 dans la région

BFM Florian Bouhot
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- - HO / BRITISH HEALTH PROTECTION AGENCY / AFP

L'Agence régionale de Santé dénombre ce lundi 28 nouveaux cas de Covid-19 dans le département.

Dans un communiqué publié ce lundi, l'Agence régionale de Santé annonce avoir recensé 164 cas confirmés de coronavirus dans le Rhône. Dimanche, on en comptait 28 de moins. 

Le département est le plus touché de la région. Auvergne-Rhône-Alpes comptabilise à ce jour 617 cas de Covid-19, soit 94 de plus que dimanche. Ce nombre reste près de trois fois intérieur à celui de l'Île-de-France (1762), région la plus touchée du pays. La deuxième région à en compter le plus est le Grand-Est, avec 1543 cas confirmés. Ce sont les deux seules régions à avoir franchi la barre des mille cas confirmés.

"Une guerre sanitaire"

À l'échelle nationale, Santé publique France comptabilise 6633 cas. Un chiffre en augmentation de 20% par rapport à celui de dimanche (5423).

Le nombre de décès a pour sa part grimpé à 148 unités dans le pays, contre 127 la veille, soit une progression de l'ordre de 16%. On dénombre ce lundi 20 victimes du coronavirus en Auvergne-Rhône-Alpes.

"Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes, a déclaré Emmanuel Macron, le ton grave, au moment d'annoncer de nouvelles mesure pour lutter contre la propagation du virus. Nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation. Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse Et cela requiert notre mobilisation générale", a poursuivi le président français en appelant à "éviter l'esprit de panique" et à ne pas croire "les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux sachants. Nous devons tous avoir l'esprit de responsabilité."

100.000 policiers et gendarmes mobilisés

C'est ensuite Christophe Castaner qui a pris la parole pour préciser les mesures édictées par le chef de l'État. Le ministre de l'Intérieur a annoncé que près de 100.000 policiers et gendarmes allaient être mobilisés sur le territoire. Des points de contrôle, fixes et mobiles, seront organisés partout sur le territoire.

Seuls les déplacements jugés "indispensables" comme décrits par les autorités, seront autorisés. Toutes les personnes qui circuleront devront être "en mesure de justifier leur déplacement", a-t-il en outre affirmé, précisant qu'une amende pour les contrevenants, aujourd'hui de 38 euros, serait prochainement portée à 135 euros.