Challenge du "Dry January": les conseils pour bien réduire sa consommation d'alcool

(Photo d'illustration) - Justin Sullivan - Getty Image North America/AFP
Peut-être souhaitez-vous commencer l'année 2026 par de bonnes résolutions. Comme chaque année, le challenge "Dry January", traduit par le "janvier sans alcool", pointe le bout de son nez. L'objectif est simple: ne pas boire d'alcool pendant tout le mois de janvier. Facile pour certains, plus compliqué pour d'autres... Alors des spécialistes, interrogés par BFM, vous partagent leurs conseils pour réussir votre "Dry January".
1. Faire un point honnête sur sa consommation
Serez-vous capable de vous passer de l'alcool pendant un mois? Le "Dry January" est "un très bon test pour voir à quel point vous êtes liés" à l'alcool, expliquait pour BFM l'addictologue Philippe Batel l'an passé.
Ce challenge de plus en plus suivi dans le monde permet d'évaluer notre dépendance à l'alcool. "Les gens disent tout le temps: 'je m'arrête quand je veux'. Chiche!", défie l'alcoologue.
Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), huit millions de Français ont consommé de l'alcool au moins trois fois par semaine en 2023. Les risques pour la santé, eux, interviennent dès le premier verre.
2. Boire différemment
Le deuxième conseil pour réduire sa consommation d'alcool commence par limiter les excès d'alcool occasionnels. Alexandre Baguet, chef du service addictologie au CHU de Rouen, conseille aussi de boire un verre d'eau entre chaque verre d'alcool tout en mangeant, et de choisir des alcools moins forts, mais sans boire plus pour compenser.
Il est également préconisé de ne pas boire d'alcool seul et de pratiquer des activités qui vous éloignent de l'envie de boire de l'alcool, comme le sport ou le cinéma.
3. Sanctuariser des moments sans alcool
Il est également important de prévoir des moments entre amis ou en famille sans consommation d'alcool. Il faut "se fixer des heures, des endroits ou des moments qu'on sanctuarise", explique Philippe Batel. "Par exemple: 'je vais chercher mes enfants à l'école, même à pied, je ne bois pas pendant les deux heures avant", illustre l'addictologue.
4. Faire appel à des spécialistes
Si une baisse continue des consommations quotidiennes et régulières au cours des dernières décennies est constatée par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, de nombreux Français se trouvent en situation de dépendance.
Pour sortir de cette addiction, les professionnels de santé préconisent de se faire aider par des spécialistes. Une cure de désintoxication et un suivi psychologique sont envisageables. De plus, des centres proposant une prise en charge pluridisciplinaire (alcool, drogue, tabac...) sont présents dans tous les départements de France.
Vous pouvez aussi joindre Alcool info service au 0.980.980.930, de 8 heures à 2 heures, 7 jours sur 7. L'appel est anonyme et non surtaxé. Le service répond également aux questions via un chat en ligne ouvert de 14 heures à minuit du lundi au vendredi et de 14 heures à 20 heures le samedi et le dimanche.
5. Limiter l'impact sur la santé
En plus de soulager le porte-monnaie, diminuer sa consommation d'alcool a des effets bénéfiques sur notre santé. Grâce au mois sans alcool, "il y a des bienfaits que l’on ressent immédiatement: on dort mieux, on a une meilleure concentration, on se sent mieux", souligne auprès de BFM le médecin Bernard Basset, président de l'association Addictions France.
"Et moins on boit, moins on a de risques de favoriser les maladies vasculaires et cancéreuses", ajoute le spécialiste. Parfois, sortir de l'alcool, c'est "sortir de l'isolement et avoir une vie sociale plus agréable", assure l'Assurance maladie.












