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70.000 patients privés de traitement antiallergique

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Depuis plus d’un mois 70.000 patients souffrant d’allergies n’ont plus accès à leur traitement. Un bug informatique du fabriquant du médicament a entraîné des erreurs d’étiquetage et de dosage et conduit l’Agence de sécurité du médicament à interdire ces traitements.

Allergiques aux acariens, aux pollens ou encore aux poils de chat vivent un calvaire depuis plusieurs semaines. Nez qui coule, yeux qui piquent, ces patients sont depuis décembre privés de leur traitement antiallergique.

En cause, une suspension par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSMP) de l’activité de Stallergenes, le principal fabriquant de ces traitements. Une décision à la suite d’un changement du système informatique du laboratoire, qui a entraîné des erreurs d’étiquetage et de dosage. 70.000 patients ont depuis reçu un courrier les invitant à renvoyer leur traitement.

Un "danger" pour les allergiques au venin d'abeille

Cette interdiction entraîne évidemment une gêne au quotidien pour les patients mais peut aussi à terme avoir des conséquences plus graves, notamment pour les personnes désensibilisées au venin d’hyménoptères (guêpes ou abeilles).

Ces patients "doivent avoir une injection de rappel régulière, explique le Dr Madeleine Epstein à BFMTV. On va être obligé de reprendre le protocole depuis le départ, c’est vraiment catastrophique. C’est un traitement hyper important parce que ce sont des gens qui sont en danger s’ils ne sont pas protégés par ce traitement", estime-t-elle.

La crainte d'une rupture de stock générale

Il existe d’autres fabricants de ces médicaments, mais l’ANSM a recommandé aux médecins de ne pas se rabattre immédiatement sur ce concurrent, pour éviter une rupture générale de stock sur le marché français. Un numéro vert (0800.130.000) a été mis en place par l’ANSM afin de répondre aux interrogations des patients.

Pour l’instant, la reprise de l’activité de Stallergenes reste encore indéterminée. Le 21 décembre, le directeur général de l’ANSM Dominique Martin indiquait au Monde que l’audit mené pour identifier le problème pourrait prendre "des semaines".