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Valls : « La menace terroriste est présente »

BFM Tugdual de Dieuleveult
Manuel Valls, ministre de l'Intérieur

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur - -

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Sur RMC et BFMTV, le ministre de l’Intérieur, a reconnu la menace terroriste qui pèse sur le territoire français après l’implication de la France dans le conflit malien. Manuel Valls a appelé à « la plus grande vigilance qui permettra d’empêcher des attentats sur notre sol ».

Invité de RMC et BFMTV ce mardi, le ministre de l’Intérieur a affirmé que la menace terroriste est présente en France après le déploiement des forces armées françaises au Mali. « Il faut être prudent », a indiqué Manuel Valls. « La plus grande prudence doit permettre d’empêcher les attentats sur notre sol », a-t-il enchainé. Interrogé sur d’éventuelles arrestations au cours des semaines et jours passés, Manuel Valls a répondu par la négative précisant que les services de renseignement français sont « efficaces » et qu’il faut « rester discret » sur ce type de dossiers. Avec le renforcement du plan Vigipirate de protection des lieux publics et des infrastructures de transport, « on intensifie les contrôles sur les aéroports, sur les gares (...) 700 militaires par exemple sont mobilisés sur la zone de Paris », a-t-il ajouté. Il ne faut « jamais succomber à la routine, à l'habitude ».

« Une force africaine dans les jours qui viennent »

Sur l’intervention militaire de la France au Mali, Manuel Valls a salué « l’unité nationale » soulignant que les quelques voix dissidentes (Dominique de Villepin, Jean-Luc Mélenchon, Noël Mamère) sont « toujours les mêmes ». A la question : « Ne faudrait-il pas procéder à un vote à l’Assemblée avant d’engager l’armée dans des conflits ?», le ministre de l’Intérieur a simplement répondu qu’il faut « respecter la Constitution ». « Dans 4 mois, a expliqué Manuel Valls, si la France est toujours impliquée dans le conflit malien alors selon l’article 35 de la Constitution, il y aura un vote des députés ».
Le ministre a également rappelé les 3 objectifs de la France au Mali. « Le premier objectif a été de stopper l’avancée des groupes terroristes du nord vers le sud du pays. Le second objectif est de permettre au Mali de retrouver sa souveraineté et le troisième objectif est de favoriser une force africaine d’interposition » qui sera déployée « dans les semaines, les jours qui viennent ».