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Valls accusé de discrimination envers les Roms

BFM J.V. avec Reuters
Dans Le Figaro de vendredi, Manuel Valls estime que les Roms « ne souhaitent pas s'intégrer dans notre pays ».

Dans Le Figaro de vendredi, Manuel Valls estime que les Roms « ne souhaitent pas s'intégrer dans notre pays ». - -

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La "Voix des Rroms" dénonce vendredi les propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, jugeant que les Roms ne veulent pas s'intégrer en France. Menaçant de porter plainte pour discrimination raciale, l’association estime que le ministre veut durcir la politique engagée depuis 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

Valls plus dur que Sarkozy ? C’est ce que craint la "Voix des Rroms", qui dénonce vendredi les propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, jugeant que les Roms ne veulent pas s'intégrer en France. Dans un communiqué, l’association menace de porter plainte pour discrimination raciale, estimant que le ministre appelle à la discrimination et veut durcir la politique engagée depuis 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.
Dans Le Figaro de vendredi, Manuel Valls estime que les Roms « ne souhaitent pas s'intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu'ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution ». Il dit également partager les propos du Premier ministre roumain Victor Ponta, qui aurait assuré que les Roms « ont vocation à rester en Roumanie, ou à y retourner ». Selon Manuel Valls, environ 20 000 Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie vivent actuellement en France dans 400 campements insalubres installés en toute illégalité.

« Une interview de mauvaise augure »

Pour la "Voix des Rroms", Manuel Valls avait déjà multiplié, jeudi, dans Le Parisien, « les références à la délinquance, aux trafics, à la prétendue non-acceptation des Roms par les habitants des quartiers populaires touchés par la crise. Cette interview de M. Valls est de mauvais augure. Elle annonce un durcissement de la politique à laquelle nous assistons depuis 2003, lorsque M. Sarkozy devint ministre de l'Intérieur », écrit-elle. Dénonçant un concentré de mensonges et de messages jetant l'opprobre sur les Roms, l'association réaffirme que « les expulsions répétées n'ont jamais été une solution, ce que reconnaissent aussi certains préfets, proches du terrain. La circulaire interministérielle du 26 août 2012 préconise un certain nombre d'actions à mener qui coûteraient bien moins cher que les expulsions et aboutiraient à de vraies solutions tant pour les habitants de ces bidonvilles que pour la société française en général », conclue l’association.